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 Pour l'amour du miel [PV Derek]

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Charlie Crowley

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MessageSujet: Pour l'amour du miel [PV Derek]   Dim 17 Mai - 21:35


 
Pour l'amour du miel

 

 


 


 

 
« Deux burgers et une entrecôte pour la 4 ! Magne toi le cul Crowley, t’es à la bourre !

— Ouais ouais… »

Quel con celui-là. S’il les voulait crus, ses steaks, il n’avait qu’à le dire ! Impassible, Charlie contrôla une dernière fois sa cuisson. Cette fois, ok. Malgré le regard de son patron qu’il sentait pesant sur sa nuque, il se fit un malin plaisir de prendre les quelques secondes dont il avait besoin pour monter l’assiette convenablement avant de l’envoyer en salle. C’était pas parce qu’on servait de la junk food qu’il fallait le faire mal ! Ses yeux croisèrent ceux d’Eddie qui mâchait ostensiblement son habituel putain de chewing-gum avec une expression dégoûtée. Il avait toujours l’air dégouté, Eddie, quand il le regardait, mais le fait est qu’il ne l’avait pas encore viré. Les deux hommes se jaugèrent une seconde puis Charlie se détourna avec un haussement d’épaules.

Il se foutait complètement d’Eddie, le cuistot n’avait aucune envergure. Malgré tout, le statu quo demeurait. Il restait le seul type qui avait accepté de l’engager sans regarder son casier et si une chose était rentrée dans la caboche du garou depuis son apprentissage, c’est qu’en cuisine, aussi minable soit le chef, on la fermait et on bossait. Le jeune homme racla la plaque brûlante pour dégager la graisse, déballa la viande. Elle grésilla quand il la déposa sur le métal. Son front était trempé de sueur, l’odeur du graillon lui remplissait les narines et les casseroles de son patron s’entrechoquaient derrière lui avec un son métallique. L’enfer des cuisines en plein rush : plus familier que sa propre chambre. Charlie retourna la chair rouge qui commence à s’assombrir : la fermer, et bosser.

Le garou cilla en émergeant à la lumière. Il n’était que 17h mais les flammes de ses brûleurs avaient réussi à lui faire oublier la présence du soleil jusqu’à sa confrontation. Charlie s’étira longuement, fit craquer ses os. Il changeait toujours de tee-shirt en sortant mais rien à faire, l’odeur s’attachait à la moindre parcelle de sa peau. Ou bien c’était juste son nez, dur à dire depuis qu’il était capable de sentir une goutte de miel à plusieurs centaines de mètres. Le jeune homme renifla sa main d’un air circonspect avant d'enfourcher sa moto garée dans la ruelle qui jouxtait le diner. Et puis merde. Si quelqu’un avait quelque chose à dire de toute façon, il saurait comment l’accueillir.

L’avantage de Beacon Hills, c’était la proximité de la forêt. Plus besoin de rouler des heures pour atteindre un coin de verdure. Non pas qu’il n’aimât pas ses petites virées à pleine vitesse mais se retrouver à l’écart de la civilisation en quelques minutes lui convenait bien. Très vite, trop vite aurait ergoté la flicaille, il retrouva le couvert des arbres et le parfum de la terre. Charlie coupa le moteur sur un parking désert, ôta son casque et prit une profonde inspiration. Depuis qu’il avait posé son sac dans ce trou paumé, la vie avait pas mal changé. Livré à lui-même, ce qui ne lui était jamais arrivé auparavant, il se raccrochait à la seule chose qui lui prenait vraiment les tripes depuis sa transformation. Putain, ses potes se seraient bien marrés s’il avait eu le malheur d’évoquer la paix intérieure qui lui apportait la nature. Sans doute qu’ils auraient eu raison d’ailleurs mais c’était la seule chose sur laquelle il n’avait jamais pu se ranger à leur avis. Heureusement, il tapait plus fort qu’eux. Et de toute façon, ils étaient loin.

Abandonnant la moto derrière lui, le garou s’enfonça dans les bois. Il commençait à plutôt bien connaître le coin. Ses doigts effleuraient les troncs, goûtaient leur rugosité comme s’ils en avaient fait partie intégrante. Ses pieds s’enfonçaient dans l’humus. Tout lui parlait ici, ou presque. Le seul truc qu’il n’aimait pas, c’était cette satanée baraque. Même l’agréable odeur sucrée qui flottait dans l’air ne rattrapait pas cette verrue au cœur de sa chère forêt et un grognement sourd lui échappa alors qu’il débouchait déjà dessus. Lorsqu’elle se tenait tranquille encore, il pouvait la supporter, mais depuis quelques temps, le vas et viens des engins de chantier lui hérissaient le poil. Appuyé contre le tronc d’un arbre, les poings profondément enfoncés dans les poches de sa veste, le garou observait d’un air sombre les ouvriers au travail. La bâtisse avait peut-être eu fière allure mais c’était une époque révolue. Aujourd’hui, elle puait la mort. La mort, la rage, la cendre, le sucre… Charlie reniflait d’un air dégoûté quand un détail olfactif lui fit relever le museau. En se rendant compte que ses griffes s’étaient profondément enfoncées dans le bois, il reprit précipitamment apparence humaine mais son esprit restait focalisé sur sa dernière sensation. Il y avait. Une ruche. Quelque part.
 

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Derek Hale
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MessageSujet: Re: Pour l'amour du miel [PV Derek]   Lun 18 Mai - 17:39





Pour l'amour d’un foyer

Derek & Charlie-Bear
Je gare la Camaro le long de la route. Le chemin qui mène au manoir est totalement défoncé par les larges pneus des engins de chantier.  Le bas de caisse de la Chevrolet et trop bas pour que je me risque sur le chemin forestier. Ma famille n’a jamais voulu goudronner le chemin qui mène au manoir par respect pour notre environnement et surtout que notre territoire est notre tanière. J’ai profité du ramdam de la reconstruction pour enterrer les lignes téléphone et électriques. Stiles pourra avoir son internet très haut débit, mais le manoir ne sera pas dénaturé de l’extérieur par les nouvelles technologies. Chad avait savamment repensé la construction. L’extérieur resterait à l’identique, en harmonie avec la clairière qui accueillait ma famille depuis son arrivée de l’ancien monde, il y a presque trois cents ans. L’intérieur avait été décloisonné, agrandissant les pièces. Dire qu’on vivait là à cinq familles quand j’étais minot. Le sens meute prenait tout son sens avec ce manoir. Toutes les générations vivaient ensemble. Chacun avait son rôle, sa place et son rang.

Talia, ma mère, régnait sur l’ordre familial avec fermeté et justesse. Maintenant que les miens avaient été décimés, on repartait à neuf. Peter et Ruby investiraient la maison avec leurs deux enfants. Et Stiles et moi formeront l’autre noyau familiale. Il resterait de la place pour Cora si un jour elle décidait de revenir à Beacon Hills. Ainsi que pour Malia si sa relation avec Peter évoluait dans le positif. Mais elle avait déjà un père, adoptif certes, mais qui l’aimait comme sa propre fille.

Je rejoins le chantier qui a repris son activité. Il faut dire qu’entre les agissements sournois d’Elias Argent pour ennuyer Chad avec les plans et les permis de construire et la période où j’avais littéralement rajeuni de neuf ans et donc disparu de la circulation, le chantier avait été mis en berne. C’était la fin d’après-midi, les ouvriers allaient bientôt partir. Je parlais avec le contremaitre de l’avancée des travaux. Le gros œuvre était bientôt fini, viendrait alors tout l’intérieur à faire. Cela me soulageait, car je n’aimais pas voir mon territoire ainsi malmené par les engins, mais c’était un mal nécessaire. Stiles m’avait fait part de ses idées d’aménagements extérieurs. J’avais refusé la piscine quasi olympique, le stade de Lacrosse et d’autres idées farfelues. Je lui avais expliqué mon besoin d’être au plu près de la nature. L’endroit devait rester sauvage, à l’image de la famille Hale. L’endroit n’avait pas changé depuis la construction initiale de ce qui est ni plus ni moins ma tanière, j’avais concédé à quelque modernités pour des raisons de sécurité, comme le noyau centrale en béton et non plus en bois. Mais le reste devait se confondre avec la forêt qui nous entourait. Le bois de cèdre rouge se patinerait avec le temps fondant le manoir dans son environnement.

La forêt retrouve son calme, les ouvriers quittent le chantier peu à peu. Je suis entré dans le manoir pour voir l’avancée des travaux. Le deuxième étage est monté. Il reste le toit à poser. Le laisse mes doigts glisser sur les poutres de bois. L’atmosphère est chargée de sciures et d’odeur d’essence de résineux. Les habitants des alentours reprennent possession des lieux maintenant que l’homme est parti. Ils savent tous qu’ils sont sur mon territoire, du lapin qui sort enfin de son terrier au rouge-gorge qui s’égosille sur un arbre non loin de là. Mon foyer reprend forme. Ma meute allait l’investir puisque Ruby notre alpha venait s’installer. Les Hale renaissaient de leurs cendres. Ce n’était que juste retour après ce que nous venions de tous subir.

J’avais envie de rugir depuis une fenêtre pour annoncer à la forêt entière cette renaissance. Mais l’idée qu’un des ouvriers soit resté à la traine me freina. Je passe déjà pour quelqu’un d’assez étrange, autant ne pas en ajouter sur les légendes qui courent sur le manoir. Je finis mon tour de propriétaire et redescends. Alors que je referme soigneusement la porte d’entrée à clé, le vent m’amène une odeur. Celle d’un autre prédateur ! Quel animal ose fouler le territoire des Hale sans ma permission ? J’hume mieux l’odeur, ce n’est pas un simple ours qui parfois s’égare et descend des Rocheuses. Non, c’est un garou qui rode dans ma forêt. Je serre les dents et me dirige vers l’intrus sans bruit. Je suis sous son vent, il ne peut me humer, juste m’entendre s’il est attentif. Au détour d’un arbre, j’aperçois un jeune homme. Je plisse le nez, il empeste la frite et le graillon. C’est tellement fort que je suppose qu’il bosse dans un diner ou un restaurant bon marché. Le type avançait le nez en l’air semblant chercher quelque chose. Je compris son centre d’intérêt aux bourdonnements d’un essaim d’abeilles sauvage. Je secouais la tête de mépris, c’est bien un ours, accros aux sucres et autres friandises. Prédateur de cirque !

- Les panneaux « Interdit d’entrée – Propriété privée » qui sont placés à intervalle réguliers, ne sont pas là pour la décoration, dis-je d’une voix ferme.

Le vent a tourné et envois mon odeur à ce rôdeur. Il sait à quoi s’en tenir. Les ours et les loups ont généralement l’intelligence de s’éviter, sauf quand le premier s’introduit sur le territoire du second. Ils sont nomade, là où nous sommes territoriaux… L’éternel problème des gens du voyage… qu’ils soient tziganes ou ours en peluche, ils pensent avoir le droit de s’introduire chez les gens et de se servir. Je regarde ostensiblement la ruche qui fait un gros cocon feutré à la fourche d’un arbre et secoue la tête en dénégation. Pas touche l’ursidé. Je garde mes mains dans les poches de mon jean, mais au moindre signe agressif… Pourquoi je vois le visage de Stiles subitement qui me traite de « BBW » ?

- Je me nomme Derek Hale et tu es sur ma propriété. Je souhaiterai que tu en sortes. S’il te plait.

Je tempère mon entrée en matière, mais ces mots me coutent, surtout les derniers. Je n’ai pas l’habitude de demander poliment. Avant d’être en couple avec Stiles, je virais manu militari tous les intrus. Et là, l'envie me démange fortement.



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MessageSujet: Re: Pour l'amour du miel [PV Derek]   Jeu 21 Mai - 14:02


 
Pour l'amour du miel

 

 


 

 
Rien senti, rien vu, rien entendu. L'attention de Charlie était focalisée sur le saint Graal, le cocon bourdonnant qu'il devinait au loin. Il en salivait d'avance. Et pourtant, Dieu seul sait que la récolte du miel pouvait être pénible quand on n'avait pas le cuir d'un ours. La plupart des insectes fuyait au premier coup de patte, les quelques guerrières piquaient d'abord dans cette zone où il ne craignait rien, mais il y en avait toujours une ou deux pour s'aventurer plus loin et attaquer des parties vulnérables de sa peau, celles qui n'avaient pas été touchées par la transformation. Foutues sales bêtes. Il regrettait parfois d'avoir à les défendre comme le reste de la forêt. Heureusement, la contradiction de détruire leur habitat immédiat tout en se clamant leur protecteur ne le perturbait pas, elle ne lui avait même pas effleuré l'esprit. L’ours avait des priorités dans la vie, réfléchir à ce genre de considération n’en faisait pas parti… au contraire du miel.

Des pas s’enfonçaient dans la terre, quelques feuilles mortes craquèrent. Charlie ne détourna pas les yeux de son objectif, quoiqu’une petite partie de son inconscient ait noté l’information. L’odeur du loup ne lui parvint aux narines qu’au dernier moment, presque en même temps que sa voix. Agacé, il daigna abandonner un instant sa cible pour jeter un coup d’œil ennuyé au nouveau venu. Quel crétin de clébard osait se mettre entre lui et son goûter ??

Celui qui lui faisait face se tenait fermement campé sur ses deux jambes et le fixait d’un regard sombre. Un garou, évidemment. Qu’un loup essaye de l’empêcher d’atteindre son objectif faisait doucement rigoler Charlie et il lui renvoya un sourire narquois.

« Bof, vu la baraque, ça choquerait pas comme déco… »

Le jeune homme n’avait ni la sagesse d’éviter la confrontation avec un autre prédateur, ni l’esprit pour attaquer avec des piques plus affutées. Arrivé depuis quelques mois en ville, s’il avait pu saisir des allusions aux Hale au détour d’une conversation, il n’y avait jamais prêté attention. Ce nom ne lui renvoyait rien d’autre que l’image d’une grande maison abandonnée qu’il trouvait sinistre.

« Super, Derek Hale. Et c’est toi qui vas m’y forcer ? »

L’air tranquille, Charlie, toujours. C’est ce qui avait pu lui valoir ses plus belles bagarres, du temps où il n’était pas encore capable d’envoyer voler un homme d’un simple coup de patte. On ne le voyait pas venir et il profitait de cet effet de surprise. Pas de chance, au contraire de Derek, il n’avait aucune raison de se montrer civilisé et les efforts de politesse du loup lui passèrent loin au-dessus du crâne. La notion de propriété ne lui parlait pas des masses et en tout cas, beaucoup moins que la loi du plus fort.

« Je m’en fous de ta ruine, informa-t-il son vis-à-vis alors que ses yeux bruns revenaient à l’objet de sa convoitise. Je partirai quand j'aurai ce que je suis venu chercher. »

Non, le nounours n'était pas toujours très doué quand il s'agissait de capter qu'on ne titillait pas un grand méchant loup sur son ex et futur foyer.
 

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MessageSujet: Re: Pour l'amour du miel [PV Derek]   Jeu 21 Mai - 21:20







Pour l'amour d’une tanière

Derek & Charlie
- Bof, vu la baraque, ça choquerait pas comme déco…

Maudit ours… Pourquoi y a-t-il fallu que celui-là atterrisse sur ma propriété ? Je venais de faire mon maximum côté politesse. Ma régression en mode adolescent m’avait un peu tempéré… Stiles aussi. Bien que cela semble paradoxale qu’un hyperactif comme lui m’ait rendu plus modéré dans mes réactions. Cet intrus a de la chance que Peter ne soit pas dans les parages, car il serait déjà mort. Depuis qu’il va être de nouveau père avec les jumeaux qu’attend Ruby, le manoir et les terres qui sont autour sont zones protégés.

- Super, Derek Hale. Et c’est toi qui vas m’y forcer ?

Je ferme doucement les yeux puis les rouvre. L’espoir d’un dénouement sans heurt s’envole avec les paroles de ce rigolo. En force brute il me domine, il le sait et du coup fanfaronne.  Je vais lui faire réviser ses cours d’histoire au nounours et lui donner un avant goût de la bataille d’Austerlitz.

- Je m’en fous de ta ruine. Je partirai quand j'aurai ce que je suis venu chercher.

« Ma ruine »… il devrait ouvrir les yeux le plantigrade, car ma ruine comme il dit, est en train de littéralement renaitre de ces cendres. Je jette un œil à ce qui obnubile l’ours, un sourire carnassier nait sur mes lèvres. Il veut du miel… soit… A mon avantage, j’ai la connaissance du terrain, c’est MA forêt. Je connais chaque lapin par son prénom et les biches par leur surnom… Depuis que j’ai retrouvé mon corps d’adulte, je suis accro à l’exercice. J’ai ressenti trop de frustrations dans ce corps d’adolescent qu’il n’est pas de la meilleure des idées que de chercher à m’agacer. Je demande presque ça sans pour autant chercher les ennuis. Mais à Beacon Hills, il suffit d’attendre…Il y a toujours quelque chose qui vous tombe dessus à l’improviste... Comme ce Teddy-bear. J’ai la conscience tranquille, je lui ai donné une chance qu’il a eu l’audace d’envoyer aux orties. Je vais donc devoir lui apprendre les bonnes manières et on va commencer par le début.

- J’aime bien connaitre le nom de ceux que je vire d’une manière ou d’une autre de ma propriété. Tu as un nom pour que j’évite de t’appeler « Hey Toi ! » ?

Feinter, agir avec rapidité et esquiver avant le coup de patte de ce balourd. Il est fort, mais lent. Je calcule la distance qui nous sépare, en déduit le nombre d’enjambées nécessaire. Il faut que j’arrive sur lui avec mon pied d’appui, pour avoir la détente maximal pour l’esquive suivante. Derrière ce pin douglas qui intéresse tant notre homme se trouve une belle termitière. Je l’imagine déjà se vautrant sur l’édifice de terre fragile, les bestioles s’infiltrant dans son pantalon.

Mais comme dit l’adage… ne jamais vendre la peau de l’ours avant… de l’avoir poussé. J’attends qu’il me réponde quant à son nom et la danse pourra commencer.




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MessageSujet: Re: Pour l'amour du miel [PV Derek]   Lun 25 Mai - 20:55


 
Pour l'amour de la castagne

 

 


 

Le nez en l’air, l’ours en question se grattait la gorge et la joue d’un air peu inspiré. La ruche avait repris le pas sur le loup dans son esprit et il s’interrogeait sur le chemin qu’il allait emprunter pour l’atteindre. Derek ne manqua néanmoins pas de se rappeler très vite à son bon souvenir et le garou revint au propriétaire, le sourire en berne.

« Charlie Crowley. Pour que tu saches qui va te botter le cul. »

La tension monta d’un cran alors que les deux hommes se jaugeaient du regard. D’un côté, l’un calculait. De l’autre, Charlie grognait. Un dixième de seconde avait suffi pour que ses crocs se dévoilent, modifiant sa physionomie de façon drastique. Envolé le type à l’air vaguement ailleurs et peu concerné, bonjour le gros nounours affamé. Son plan était beaucoup plus primaire que celui de Derek : il lui suffisait de choper le loup une fois, une seule, et c’était lui qui aurait la main. Enfin la patte. Enfin, il se foutait de ce qu’il avait tant qu’il l’avait.

Un jour, peu de temps après sa transformation, il avait vu un documentaire animalier sur les grizzlys. Outre l’effarement de sa sœur à le trouver devant un programme éducatif, il se rappelait de cet homme, ce présentateur, commentant l’affrontement entre un ours et une meute de loups. Malgré le surnombre des seconds, c’était le premier qui avait remporté la proie. La fierté d’avoir été choisi par l’un d’eux s’était mêlée à la fascination devant cette démonstration de force brute. Connaissant l’existence des loups garou sans en avoir croisé de près alors, il s’était demandé si le combat entre des métamorphes aurait la même issue qu’entre leurs totems. Il n’allait pas tarder à en avoir un aperçu.

Derek démarra au quart de tour. Charlie eut à peine le temps de reculer son pied pour y prendre appui que le loup était sur lui. Sa position stabilisée lui permit d’éviter le premier coup de justesse mais lorsqu’il balança lui-même un poing velu et griffu, il ne rencontra que le vide. L’ursidé grogna de frustration. Puis se fit frapper de plein fouet. Son crâne heurta avec violence le tronc de l’arbre qui l’intéressant tant et il glissa contre ce dernier, sans prendre garde à la termitière qu’il avait raté de peu.

Peut-être avait-il trop vite zappé la partie du documentaire où le grizzly s’assommait tout seul avec une pierre piégée.

Un grondement échappa à l’ours alors qu’il secouait la tête pour se remettre les idées en place. Bordel, ce clébard était rapide. Toutefois si son esprit calculateur se réduisait à peu près au néant, il avait l’instinct guerrier et continuait à s’ébrouer une demi-seconde de plus en feignant un étourdissement prolongé ne mangeait pas de pain. Au coup suivant, il était prêt à esquiver pour choper son adversaire par le col.

« On a la tête dure, par chez nous… » Grogna-t-il à l’attention de Hale.
 

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MessageSujet: Re: Pour l'amour du miel [PV Derek]   Ven 29 Mai - 9:38






Pour l’amour de la ruse

Derek & Charlie
- Charlie Crowley. Pour que tu saches qui va te botter le cul.

Le message avait le mérite d’être limpide sur les intentions de ce type. Il comptait donc rester et par la force si besoin. Inutile d’expliquer la notion de territoire à un nomade. Je me souviens de l’intrusion d’un de sa race quand j’étais enfant et ma mère qui avait repris Peter, son frère, qui souhaitait « faire comprendre » ce qu’il en coutait de violer notre domaine. La meute avait « raccompagné » l’intrus hors de notre propriété. Cela avait joué sur le nombre et l’intimidation. J’avais suivis les échanges de loin, malgré l’injonction de Talia aux louveteaux de la meute de rester au manoir. Je me souviens d’avoir ragé quand le type n’avait pas bronché aux avertissements de ma mère et pas vraiment compris pourquoi cette dernière s’obstinait à aller vers une solution sans violence.

Je toise ce Charlie Crowley. Je n’ai pas l’appui de ma meute, nous vivions éparpillés. Les libertés individuelles prennent le pas sur la mentalité de clan. Je ne saurais juger si c’est un bien ou pas. Dans le cas présent, j’apprécierai de les avoir autour de moi, mais je ne me vois pas vivre avec Chad, Mick au manoir. Non par ce que leur présence me gênerait, mais parce qu’eux ne s’y sentiraient pas à l’aise. Il faudrait que je propose à Luka une partie du dernier étage. Il a déjà vécu ici et devrait s’y plaire à nouveau. Mais la reconstruction du manoir n’est pas finie et je suis seul pour défendre notre territoire. Charlie Crowley venait de passer du type lambda à un prédateur poids lourd.

Il ne fallait plus attendre et attaquer le premier. Il évita mon poing à un centimètre près et dû me cambrer dans un violent effort pour éviter son poing qui allait s’abattre sur ma mâchoire. Je me laisse chuter sur le sol, prends appuis sur mes main et lui balance mon pied dans l’abdomen. J’ai le temps d’apprécier son poids quand je détends ma jambe. Sa riposte m’a fait dévier et au lieu de la termitière, il se mange l’arbre au nid d’abeilles. L’ours grogne, je fais de même. Je comptai sur les isoptères pour l’agacer suffisamment et le déconcentrer. Alors qu’il s’ébroue du choc reçu, je me redresse cherchant un moyen de le contrer. Sa masse et la puissance de ces mouvements font que je ne fais pas le poids sans un peu de tactique et de ruse.

- On a la tête dure, par chez nous…

- C’est pour ça que tu as du mal à réfléchir et comprendre qu’on ne s’introduit pas chez les gens ainsi ?

Je gagne du temps. En me relevant j’ai ramassé une pierre et j’hésite quant à ma cible. Je ne veux pas détourner mon regard pour qu’il ne devine pas mon prochain geste. Je me fie donc à mon ouïe. Ca s’agite pas mal la dedans. Un sourire fleuri sur les lèvres, j’arme mon bras. L’ours se prépare à rattraper ma pierre, qui au lieu de lui arriver en pleine tête, prend son envol pour le cocon duveteux juste au-dessus de sa tête. Le choc contre l’arbre a déjà passablement énervé les butineuses. Alors quand la moitié de leur ruche se décroche pour choir au pied de l’intrus, un allégro de bourdonnement s’enfle et raisonne dans la forêt. Je recule lentement pour ne pas les attirer par un mouvement trop brusque de fuite.

Les ours ont l’habitude des piqures d’abeille, mais ça c’est dans les documentaires… Un garou ne possède pas l’épaisse fourrure qui recouvre l’animal. Quelques abeilles arrivent prêt de moi, je me laisse piquer pour montrer que je ne suis pas le méchant. Leur cible étant celui qui gesticule le plus. L'idéal serait qu'il se vautre dans la termitière, mais bon on n'est pas dans un jeu de rôle écrit par un grosbill. Je me contente de l'image de ce balourd s’empêtrant avec une armée d'insectes. Je le pousserai bien dedans, mais je n'ai pas envie de devenir la cible des piqueuses.




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MessageSujet: Re: Pour l'amour du miel [PV Derek]   Ven 5 Juin - 19:44


 
Pour l'amour du ridicule

 

 


 

 
La douleur sourde dans son abdomen n'empêcha pas Charlie de relever la tête. Le tronc lui donnait un appui solide pour riposter au prochain assaut mais le garou face à lui ne semblait pas décidé à bouger. L'ours renâcla. Ce contretemps l'agaçait d'autant plus qu'on n’en finissait pas assez vite à son goût. Placé ainsi, à l’aplomb au-dessus de son front buté, la ruche exhalait un doux parfum qui lui faisait de plus en plus perdre la tête. Il lui fallait ce miel. Tant pis pour les abeilles et surtout, tant pis pour ce caniche territorial !

« Chez les gens ? T’as pissé sur les troncs ? Désolé vieux, j’ai rien senti. »

Non mais, pour qui se prenait-il ? Parce qu'un jour, un abruti de gratte-papier avait notifié sur un registre poussiéreux les Hale comme propriétaire du domaine, il se pensait maître de la forêt ? Tout au plus était-il un squatteur de celle-ci. Et encore avait-il la chance d’être loup, sans quoi l’ours l’aurait expulsé manu militari sans plus de façon. Son hybridité était la seule chose lui donnant un peu de légitimité aux yeux de l’obstiné cuistot, mais pas assez pour qu’il courbe l’échine et s’en retourne sans avoir mis la patte sur ce qu’il convoitait.

Derek se déplaçait avec lenteur, sans le quitter des yeux, et Charlie eut un rictus qui pouvait vaguement passer pour un sourire. Sa façon de lui faire constamment face confirmait l’intuition que ce premier échange de coups avait fait naître chez l’ours querelleur : il n’avait clairement pas affaire à un louveteau inexpérimenté. Les choses sérieuses allaient pouvoir commencer. C’est qu’il avait des affaires autrement importantes à régler lui ! La patte du canidé se referma sur une pierre et le sourcil du jeune homme sembla se suspendre quelque part dans sa tignasse châtaigne. C’était ça, l’idée de génie du loup ? Lui lancer des cailloux pour le voir déguerpir ? Il avait de l’espoir. En plus, le nounours avait toujours été fortiche à la baballe. C’était peut-être lui le plus canin des deux finalement. Ou juste le plus décérébré, en tout cas, quand cette putain d’odeur sucrée flottait autour de lui.

Les informations délicieuses qui lui portaient son odorat l’obnubilaient tant qu’il en sous-estimait ses autres sens. Le bourdonnement lancinant des butineuses, par exemple, ne l’intéressait plus à présent qu’il avait repéré son origine. Mal lui en pris d’avoir oublié cette donnée capitale. Alors qu’il se préparait à intercepter le projectile d’un bon coup de patte, celui-ci s’envola vers les branches qui le surplombaient. En comprenant qu’il s’était fait dupé, Charlie leva un regard incertain vers le bourdonnement devenu comme fou. Oh oh. Ça s’annonçait mal.

Mû par un réflexe salutaire, l’ours fit un bond de côté quand une moitié de la ruche s’écrasa à ses pieds. S’il avait été du genre à s’auto-congratuler, peut-être se serait-il félicité de cet instinct qui lui sauvait souvent la mise en lui évitant, cette fois-ci, de se prendre un essaim sur la tronche. Évidemment, il aurait fallu qu’il en ait le temps car s’il esquiva l’atterrissage, son brusque mouvement attira l’attention des insectes. Damned. Ça n’était pas vraiment comme ça qu’il envisageait sa chasse gourmande. Un grognement furieux lui échappa alors que les guerrières à dard le prenaient en chasse. Ses larges coups de patte ne l’aidèrent évidemment pas à s’en défaire et un pas après l’autre, il recula alors que les satanées bestioles ne semblaient plus jamais vouloir le lâcher. Attaqués de toute part, il ne fit pas attention où il posait les pattes. Seconde erreur stratégique, il le réalisa quand il se vautra dans la termitière.

Cette fois, le grognement fut enragé. En sentant les insectes grouillaient sous ses fesses et se glissaient dans son pantalon, Charlie se releva d’un bond. Sous l’effet de la colère et des piqures douloureuses qui se succédaient, la transformation lui avait fait prendre quelques bons centimètres. Ce n’était pourtant pas ça qui allait effrayer l’essaim qui le harcelait. Le garou se débattait, impuissant à faire fuir les insectes. Un grognement rageur lui échappa alors qu'il s'ébrouait avec l'énergie du désespoir quand, brusquement, il changea de cible et de direction pour se jeter tête baissée sur Derek, l’essaim toujours aux trousses.

Nounours était définitivement très mécontent et il tenait à le faire savoir.
 

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MessageSujet: Re: Pour l'amour du miel [PV Derek]   Mar 9 Juin - 22:31





Pour l’amour du risque



Derek & Nounours
D’un bond rapide, l’ours mal léché évita de se manger la ruche sur la figure. Mais le cocon duveteux explosa littéralement en arrivant au sol. Autant dire que l’énervement des butineuses était à la hauteur d’une réunion de copropriétaire en désaccord sur la couleur d'une façade. Les abeilles étaient dans un premier temps perdues et en recherche d’information. Ce que Teddy bear leur donna avec ses mouvements brusques pour d’éloigner. C’est avec un sourire satisfait que je contemplai la scène. Il allait comprendre comment je marquais mon territoire l’ursidé !

Le bourdonnement s’enflait à la mesure de la colère des abeilles. Le pauvre diable battait l’air de ses grosses paluches. Mais la force brute ne peut rien contre la multitude. Les loups chassent en meute… quand la meute fait défaut il suffit de trouver son pendant. Prises unitairement les abeilles sont faibles, mais en essaim c’est tout autre chose.

Ce que je n’osai espérer arriva. Dans sa gaucherie à tenter de se dégager, l’ours se prit les pattes dans la termitière pour venir y poser son séant. J’eus un frisson qui me parcourra l’échine rien qu’en imaginant la sensation que cela devait être, d’avoir tous ces insectes qui se glissent sous vos vêtements. Charlie grogna furieusement et se releva d’un bond. Pas besoin d’oreille de lycan pour saisir sa fureur.

A cet instant, je commençais à comprendre mon erreur de jugement,  et me souvins de la chasse que ma mère m’avait fait ce fameux jour, une fois l’ours parti de nos terres. Je n’étais qu’un gosse et je n’avais pas saisi ce que je pouvais bien risquer en restant à l’arrière de ma meute. Ma mère était une alpha crainte et respecté. Alors en voyant Charlie me charger comme un buffle, je me souvins du côté imprévisible des ours qui ne raisonnent pas de manière tactique, mais bien à la manière d’un taureau. A trop les exciter… ils vous foncent dessus. Le souci c’est que Nounours arrivait accompagné de ses amies butineuses.

Je me reculai, mais ne fut pas assez rapide. Le choc frontal m’envoya rouler sur le sol, avec ce balourd contre moi. Sa puissance nous fit partir en roulade pour plusieurs mètres, écrasant une partie des piqueuses au passage. Les abeilles suivaient, moins nombreuses, mais suffisamment énervées et piquantes pour que cela traverse mon blouson de cuir. Pendant notre roulade, je pus estimer le poids de mon adversaire lorsque c’est lui qui m’écrasait. Ça s’annonçait mal, s’il arrivait à me bloquer. Une de ses mains m’enserrait le biceps. Je sentais bien la pression de ses doigts sur mon muscle. Notre rotation l’empêchait pour l’instant de me balancer des coups trop précis. Cela serait différent quand notre roulade s’arrêtera. Ce qui se passa exactement cinq secondes plus tard lorsque mon flanc rencontra brutalement un rocher qui nous arrêta net. Pas de bol, l’ours dominait la situation, et son poing vint rapidement me dire bonjour au coin du menton. La douleur vive finit de me transformer. De ma seule main libre, je lui attrapais la gorge. C’est toujours là que ceux de mon espèce attaquent.  Je grogne mais n’arrive pas à me dégager. Pire, il me semble que les griffures que que j'ai sur les avant-bras en contrant ses coups, guérissent bien trop doucement.

Avec l’autre pachyderme littéralement assis sur moi, je n’arrive pas à l’éjecter, tant bien que mal j’essaye de dévier ses coups. J’ai lâché sa gorge pour me protéger le visage. De temps à autre, j’arrive à placer un coup, mais il encaisse presque sans sourciller, totalement pris dans sa fureur. Il faut rapidement que je trouve quelque chose car je ne vais pas tenir éternellement. Difficile de réfléchir quand un ours vous cogne dessus. Je ne rivalise pas contre sa force brute. Donc si je ne peux pas le virer de mon ventre moi-même, il faut qu’il s’en aille de lui-même. Mais vu ses grognements, le convaincre va être difficile.

- Au fait, je fais toujours l’actif… Alors si tu n’as pas une âme de passif… je te conseille de virer tes miches de l’aplomb de là où elles se trouvent...

Plus qu’à prier pour qu’il soit un bon hétéro et dégage vite fait de mon ventre.



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MessageSujet: Re: Pour l'amour du miel [PV Derek]   Ven 19 Juin - 16:57


 
Pour l'amour des baffes

 

 


 

 
Ne jamais rester sur la trajectoire d'un grizzly en colère : une bonne règle de survie à ajouter au manuel des Castors Juniors. Le parfait petit scout notera également que ce conseil vaut d'autant plus si le nounours en question est suivi d'un essaim plutôt très contrarié. Pas de chance pour Derek, ce n’était pas ce coup-ci qu’il gagnerait sa médaille COAAAC (Non, pas le cri du poulet à qui on tord le cou : Casseur d’Ours Agréé par l’Association des Abeilles en Colère). La tentative d’esquive était louable, certes, mais loupée : tête baissée, lancé à pleine vitesse, l’ursidé percuta de plein fouet son adversaire. Il n’avait pas même pas ralenti en prévision du choc qui s’en suivrait pour lui aussi : à l’instant présent, seul comptait son désir féroce de fracasser le crâne du loup et ils roulèrent dans les feuilles, cramponnés l’un à l’autre. Une tornade pleine de poils, de muscles, de crocs et de butineuses qui auraient mieux fait de s’écarter de leur chemin : pour ce qui étaient des étreintes sauvages (au sens littéral), on donnait dans le champêtre à Beacon Hills.

Pesant de tout son poids à présent que sa carrure flirtait avec celle de son totem, Charlie n’attendit pas que l’univers se stabilise pour profiter de son avantage. Une pluie de coups s’abattit sur le BBW avant même qu’ils n’aient fini leur course folle. Il ne visait pas et beaucoup de ses frappes tombaient à côté mais qu’importe, plus il cognait et moins Derek avait d’ouvertures pour riposter. La collision avec la pierre rencontrée par le flanc du loup ne le désarçonna pas : les griffes bien plantées dans le biceps de son adversaire, un rictus lui échappa alors qu’il constatait sa position de force. Le coup suivant mit dans le mille. Un grognement accueillit cette émouvante rencontre entre son poing et le menton du loup dont le faciès se déformait à vue d’œil sous l’effet de la douleur et de la colère conjuguées. Quel sale caractère.

Saisi à la gorge, l’ours gronda à son tour, redoublant de violence jusqu’à ce que le garou fût contraint de le lâcher. S’il avait été encore assez conscient pour le remarquer, il aurait pu se réjouir de sa claire ascendance sur la situation. Du bouffon pataud, il était passé à l’animal incontrôlable, ce qui, avouons-le, convenait bien mieux à son ego. Derek ne ripostait plus à présent, ou si peu que l'ours, pris dans sa fureur, ne le percevait pas. Les bras du loup l'empêchaient de frapper au visage et il se déchaînait donc sur ce qui lui restait à portée de patte.

« Au fait, je fais toujours l’actif… Alors si tu n’as pas une âme de passif… je te conseille de virer tes miches de l’aplomb de là où elles se trouvent... »

La voix de son punching-ball du jour se fraya avec difficulté un chemin dans ses synapses, à travers le brouillard pourpre de la rage. Quelque part, très loin au fond de l’ours, Charlie se réveilla un peu et comprit, après force réflexion, qu’on tentait de communiquer avec lui. Le poing suspendu au-dessus de la tête de Derek, le garou cligna des yeux alors qu’une lueur un peu plus humaine réapparaissait à la surface. Qu’est-ce qu’il avait dit au juste ? Actiquoi ? Il avait dans l'idée que le propos lui plairait moyennement... Une survivante de la ruche choisit cet instant pour venir se poser sur sa joue et venger toutes ses infortunées compagnes d’une piqure bien sentie. Jurant, l’homme-ours se fichât une claque à lui-même. Qu’on le laissât réfléchir bon Dieu ! Il n’en fallait évidemment pas plus à Derek : d’un coup de rein bien senti, il désarçonna l’ours distrait qui se cassa la figure alors que le loup s’empressait d’adopter une position moins vulnérable.

Aussitôt, l’ursidé se redressa, une main toujours à terre pour stabiliser sa position et le regard noir. Les deux garous se faisaient à nouveau face mais à sa grande satisfaction, le BBW semblait en moins bon état que lui. Pour un type censé cicatrisé vitesse grand V, il lui trouvait l’air plutôt amoché.

« Et beh, déjà cassé ? »

Il n'avait pas fière allure non plus, certains coups de Derek avaient fait mouche et les abeilles s'en étaient donné à cœur joie, sans compter que son tee-shirt avait peu apprécié le traitement d'une transformation aussi abrupte. Le poil brun perdant du terrain sur son visage, comme sa taille revenue à la normale, indiquait que la fureur primale avait fait son chemin. Le regard du jeune homme dévia sur les ruines de la ruche, à quelques mètres plus loin. L'esprit un peu plus clair maintenant, il ne perdait pas de vue son objectif et ce loup, aussi abimé soit-il, restait un obstacle vers lequel il coula un regard méfiant.

« On fait quoi maintenant ? T'en veux encore ? »
 

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MessageSujet: Re: Pour l'amour du miel [PV Derek]   Lun 22 Juin - 21:10






Vaincu



Derek & Charlie
La situation comment par m’apparaitre critique. M’attaquer seul à un ours n’est pas l’acte le plus intelligent que j’ai pu faire de ma vie. Toutefois, j’ai fait bien pire en amenant Kate au cœur de ma meute… Mais il est clair que je ne peux pas vaincre ce type, surtout ainsi, couché sur le dos et totalement vulnérable à ses coups. Une autre angoisse me tenaille le ventre, je cicatrise, mais avec une lenteur exaspérante et très cuisante. J’ai lancé mon ultime ruse, l’attaquer sur sa virilité. L’ours est d’une inertie effarante, mais quand à un moment il semble enfin prendre le temps d’analyser le sens de mes paroles, je l’éjecte d’un coup de rein et me remets en position d’esquive. L’ours s’équilibre, une main au sol et me regarde d’un air mauvais.

- Et beh, déjà cassé ? Me dit-il.

Lui aussi a remarqué ma défaillance. Je ne suis déjà pas à mon avantage, qu’il soit conscient d’une faiblesse supplémentaire n’argue rien de bon pour mon matricule. J’ai réussi à l’amocher, mais c’est bien peu face à sa résistance. Cependant il semble que l’animal recule un peu, sa fourrure prend des allures de poils puis se clairsème doucement. Sa corpulence impressionnante revient sur un gabarit honorable. La vague de fureur est passée. Les lacérations sur ma peau m’élancent au fur et à mesure que la cicatrisation se fait enfin. Il faut que j’en parle à Mafdet, ma druidesse. Il semblerait que je n’ai pas récupéré toutes mes capacités, ou plutôt qu’elles s’amenuisent. Car lorsque Luam m’avait brisé le poignet alors que j’étais encore dans mon corps d’adolescent, mes os s’étaient bien ressoudés à la vitesse habituelle pour une telle blessure.

Le regard de l’ours dévie sur un point dans mon dos. Au bourdonnement, je comprends qu’il regarde la ruche. C’est incroyable, on vient de se battre comme des chiffonniers et il pense toujours à se régaler avec le miel.

- On fait quoi maintenant ? T'en veux encore ?

Je comprends qu’il ne lâchera pas et je ne suis pas en position de le défier une nouvelle fois. Comme l’animal, il ne calcule pas sinon que, le plus court chemin entre lui et son but, est la ligne droite. Et je me trouve sur le chemin…  Je n’ai pas l’habitude d’obtempérer, ni de m’avouer vaincu si facilement, mais je suis bien obligé de faire le constat amer : je ne fais pas le poids.

Je me redresse donc et m’écarte doucement, m’éloignant par la même occasion des abeilles pas vraiment heureuses du carnage sur leur ruche. Après tout, si l’ours veut aller se faire piquer… Cela sera au moins une maigre consolation pour devoir m’avouer vaincu.

- Ramasse ta friandise et va la déguster ailleurs que sur la propriété des Hale. La forêt est bien assez grande pour que tu n’aies pas à piétiner notre territoire.

Je n’aime pas sa manière de se redresser, ni son sourire satisfait. Mais je suis bien obligé de museler ma fierté si je veux tout simplement rester en vie. Une image fugace me traverse l’esprit, celle de revenir avec la meute. Mais c’est puéril et totalement immature. Quoiqu'en ce moment, il en faut peu à Ruby pour devenir une louve féroce. Sa grossesse la rend irritable, et ours ou pas...

J’essaye d’imaginer ce que Talia, ma mère, ferait. Elle n’avait pas besoin de faire de grand discours pour se faire respecter. Mais je n’ai ni son aura d’alpha, ni sa capacité d’être un loup à part entière qui lui apportait respect et allégeance. Je me tiens donc coi et le regarde s’approcher. Je reste souple sur mes appuis pour éviter une dernière attaque de sa part, mais je ne le sens pas si calculateur, enfin je l'espère...



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MessageSujet: Re: Pour l'amour du miel [PV Derek]   Ven 3 Juil - 8:53


 
Pour l'amour de la provoc'

 

 


 

 
Un sourire triomphal naquit sur les lèvres du garou et barra bientôt son visage. Charlie se redressa, toisant le loup sans chercher à cacher son intense satisfaction. Si Derek espérait avoir affaire à un adversaire mesuré, à la victoire modeste… c’était raté. L’ursidé prit tout son temps pour s’étirer, fixant le propriétaire du terrain avec une expression narquoise, puis rejoint le lieu du crash de la ruche d’un pas tranquille. Ils ne se quittaient pas des yeux. Oh qu’il devait fulminer. Il pouvait piger ça, il l’aurait fait aussi, à sa place. Derek s’écartait de sa trajectoire mais son regard en disait long et le nounours lui adressa un sourire éclatant en passant devant lui.

Il ne calculait pas, c’est vrai, mais le vaincu n’échapperait pas à ses fanfaronnades.

« Ailleurs ? Je vois pas pourquoi, ça me paraît très bien, ici ! » Lui lança-t-il d’un ton sardonique.

Les abeilles bourdonnaient furieusement autour de leur défunte demeure et le garou poussa un grognement agacé. Après toutes ces turbulences, ne subsistaient que les survivantes, mais lui-même estimait avoir subi suffisamment d’épreuves comme ça sans s’en rajouter. Il voulait son goûter, bordel de merde, et il l’aurait !

Sans plus accorder d’attention à Derek, l’ours commença à tourner autour de sa proie à terre en grondant. Indifférents à son aura de prédateur, les insectes ne réagissaient pas, jusqu’à ce qu’une de ses grosses paluches, à nouveau transformée pour l’occasion, viennent s’écraser sur deux spécimens plus vindicatifs que les autres. Lourdement, l’ours laissa tomber son cul par terre et entreprit d’achever la ruche à pattes nues comme il en avait l’habitude, chassant d’un geste agacé la poignée d’abeilles qui s’échinait à lui tourner autour.

Aaah le divin goût du miel ! Si doux, si sucré sur la langue ! L’ironie c’était que, jusqu’à sa transformation, Charlie n’avait jamais vraiment couru après. Trop sucré justement. La donne avait changé en même temps qu’un certain nombre d’autres facteurs, dont sa nette propension à avoir envie de se gratter le dos sur tous les troncs qui passaient. Pas sa meilleure habitude d’ailleurs, ses tee-shirts pouvaient en témoigner. Les griffes pleines du liquide collant et doré, il adressa un nouveau regard triomphant à Derek.

Rage petit loup, rage, le goûter n’en est que meilleur !

L’environnement reprenait un semblant de texture à présent que son insatiable faim s’apaisait enfin. En léchant sa patte pleine de miel, il s’aperçut avec satisfaction que ses blessures aux bras commençaient déjà à cicatriser. Un coup d’œil pour le loup qui l’observait toujours en silence. Lui par contre avait encore mauvaise mine. C’était un peu surprenant : de ses rares rencontres avec les canidés, Charlie avait retenu que la cicatrisation de ces derniers semblait plus efficace que la sienne. Peut-être qu’il s’améliorait ? A cette idée, Nounours se rengorgea d’autant plus.

« T’as une sale gueule, observa-t-il d’un ton faussement innocent. Tu devrais ptet consulter… »

Et que je me vautre un peu plus, la patte dans le trophée poisseux. A-t-on déjà précisé qu’il ne calculait pas, ce qui incluait jusqu’à quel point il pouvait chercher un adversaire vaincu, certes, mais au caractère peu enclin à supporter longtemps ce type  de vexation ? Comme pour confirmer cette absence totale de jugeote, une goutte de miel vint s’écraser sur la joue de Derek, envoyée d’une pichenette habile par l’homme ours goguenard.

Il était curieux de savoir s'il pouvait faire fumer les oreilles du loup.
 

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MessageSujet: Re: Pour l'amour du miel [PV Derek]   Ven 3 Juil - 21:56






Pour l’amour de la tranquillité

Derek & Charlie
Le balourd se redresse fier de sa suprématie et passe devant moi aussi gracieux qu’un hippopotame. Je serre les dents, bien oblige d’obtempérer. Mais alors qu’il tangue du popotin comme Baloo pour aller s’empiffrer de miel, je rumine ma vengeance. La peluche fanfaronne et savoure sa suprématie sans modération. Je suis peut-être obligé d’admettre ma défaite, mais ce mou du melon oublie que le loup reste un prédateur. La technique d’attaque est différente. Elle se nomme : meute. Là même pas besoin de rameuter la troupe, suffit que j’évoque devant Ruby cette affaire, qu’elle rapplique dare-dare avec son ventre de baleine de femme enceinte. Et maternité bien entamée ou pas, nounous prend son nuage et se retrouve fissa sur la face cachée de la lune.

- Ailleurs ? Je vois pas pourquoi, ça me paraît très bien, ici !

Rager ne sert à rien sinon à le satisfaire. Il savoure son avantage présent, m’agace et me provoque. Je songe à la cheminée qui est prévue dans le manoir. Je me demande si Stiles serait d’attaque pour qu’on le fasse sur une peau d’ours… Je rumine mon mécontentement. Mes blessures tarde à cicatriser et finalement cela m’inquiète bien plus que ma fierté mise à mal par ce pachyderme qui ne raison pas plus loin que la prochaine seconde.

Car c’est clair, si prochaine fois il doit avoir, la baston se passera à la méthode lupine. Y en faut peu pour exacerber Peter, et ce nounours est une fontaine à agacerie.

- T’as une sale gueule, me dit-il, enfonçant un clou qui ne dépasse plus vraiment.  Tu devrais ptet consulté…

- Et toi apprendre à te taire. Mais… pour apprendre, faut-il encore avoir des neurones en service.

Il ricane à ma répartie. Ce type est vraiment brut de décoffrage et a la subtilité d’un général allemand. Je perds mon temps à rester là. Il a décidé de faire le contraire de ce que je dis et rien ne le fera changer d’avis. Enfin, les traces de griffes disparaissent, ça été long et laborieux. Je me demande ce qu’il m’arrive et qu’elles sont les intentions de ce connard de William Hale. Je recule et commence à esquisser une sage retraite. Après quelques pas, je me retourne de nouveau vers le glouton qui est dans un état abominable vue sa manière de gloutonner.

- En fait, prends ton temps, c’est mieux reste.

Je repars en direction du manoir. J’ai vraiment hâte que sa reconstruction soit terminée et que ces engins de chantiers quittent les lieux pour que la forêt retrouve son côté paisible. D’une oreille attentive, j’écoute ce que fait l’ours. Il semble lent à la détente. Mais cela ne coute rien d’essayer. Puisqu’il met un point d’honneur à me contrarier… un peu de psychologie inversée, sur un ours mâle… Y a des chances que cela fonction, et au pire s’il reste… et bien il goutera à la chasse en meute. Avec ce que nous avons tous traversé, je sais que mes frères de meutes ne seront pas contre un défoulement salutaire.

HRP:
 


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MessageSujet: Re: Pour l'amour du miel [PV Derek]   Ven 10 Juil - 20:18


 
Pour l'amour de la victoire

 

 


 

 
L’air absent, Charlie suçotait un doigt couvert de miel. Les pattes de l’ours avaient définitivement laissé place à des mains humaines, collantes et dégoulinantes. Ce n’était pas un coup de langue qui nettoierait le carnage mais il ne semblait pas s’en rendre compte. Chaque chose en son temps, d’abord profiter du nectar, ensuite… Ensuite, et bien on verrait. Il n’avait pas l’anticipation très active en temps ordinaire, que dire de lorsqu’il y avait du miel en jeu… Un ricanement lui échappa à la réplique de Derek. Le loup visait juste, simplement la cible se trouvait peu réceptive. Clairement, toutes les connexions neuronales n’étaient pas encore rétablies.

Cela faisait des années qu’il ne pouvait plus boire avec l’ivresse en ligne de mire mais le fait est que ses phases frénétiques de dégustation de ruche s’en rapprochaient assez. Un certain temps était nécessaire pour récupérer ses esprit et il en ressortait toujours dégueulasse, vaguement honteux devant son état pitoyable. Vaguement seulement, il ne fallait pas pousser. Plus sage que lui, Derek avait pris le parti de lui tourner le dos et de quitter les lieux de l’altercation, drapé dans sa dignité.

« En fait, prends ton temps, c’est mieux reste. » Lui jeta le loup par-dessus son épaule avant de disparaître derrière un bosquet d’arbres.

Charlie renifla et se gratta le nez du dos de la main, y abandonnant au passage une traînée dorée et poisseuse. Malgré le résultat de leur prise de bec, le vaincu avait définitivement plus de classe que le vainqueur. Indécis, l’ours restait assis, les bras ballants. Il avait déjà récuré tout ce qu’il pouvait de miel sur ses bras et son adversaire parti, ne restait plus tellement de motivation à squatter ici.

Se remettre debout fut difficile mais pas plus que prendre enfin conscience de son état. Oscillant entre fou rire, consternation et fatalisme, le jeune homme fit l’inventaire du triste spectacle. Les restes de sa friandise préférée collaient de toute part quant à ses fringues, celles qui avaient survécu à sa transformation subite étaient couvertes de terre et de miel. Son tee-shirt, lui, ne ressemblait plus à grand-chose et tant bien que mal, il tenta de lui redonner un air potable, au moins le temps qu’il regagne ses pénates. Où était-il garé déjà ? D’un pas ayant retrouvé la légèreté de l’humanité, l’ours jeta un dernier regard à la demeure qu’il devinait entre les arbres avant de s’éloigner, rictus aux lèvres.

1 à 0 pour les plantigrades.
HRP:
 

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Pour l'amour du miel [PV Derek]
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