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 Che il buono da conoscere || Feat Andy mia Bella

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Alessandro Amaro

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MessageSujet: Che il buono da conoscere || Feat Andy mia Bella   Ven 12 Oct - 18:44

clickAlessandro & Andy
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«che il buono da conoscere. »
Nous la déposons en bas de chez elle, peu avant dix heures trente du matin. La magie de cette nuit s’est envolée à l’instant même où Andy est montée dans la voiture de Ryan. Est-ce mieux ainsi ? Pour elle, certainement. Quant à moi, je suis à nouveau confronté à l’envers du décor de ma vie. Son côté sombre, loin de l’aura du parrain que je suis, loin des regards respectueux ou craintifs selon les personnes, un côté où je suis un homme seul.

Je soupire, amers, quand sa porte se referme sur son dos et ses affaires tachées de terre. Nos deux mondes s’étaient croisés le temps d’une journée, même pas. On n’envie pas ce que l’on ne connaît pas. Par contre, ce que l'on goûté une fois... Je passe sur le siège avant et Ryan redémarre, silencieux. Il commence à me connaître et sait quand ce n’est pas le moment. J’essaye de me dire que ce n’était qu’une affaire de sexe. Comme j’en ai le souvenir avec Jansen. Or, je sais que c’est faux. Le Nemeton m’a fait oublier un sentiment précieux, à moi comme au Drus. Et je pense savoir pourquoi : pour le protéger de moi et non pas de cette malédiction dont nous essayions de le débarrasser avec l’aide de Cormier.

- Et les voitures ?

Nous sommes arrivés devant la porte de service du Pink. Ryan me dit qu’il a emmené ma voiture dans un garage pour la faire repeindre d’une nuance différente et changer les plaques d’immatriculation. Celle d’Andy s’est « égarée » en plusieurs morceaux dans une casse à une centaine de kilomètres de là, les numéros de série rongés à l’acide.  La routine. Mes hommes sont efficaces. Aucunes questions, ils assurent quoi qu’il advienne. Je devrais être satisfait de constater que mon organizzazione tourne comme une horloge suisse. Mais quand je rentre dans l’arrière salle du Pink et salue Jerry, j’ai un sentiment de manque. Pourtant, c’est une chieuse de première… Je souris à ce surnom offensant dont elle m’affuble quand elle pense que je ne l’entends pas. Oui, une chieuse de première, mais une très jolie chieuse.

Je lui ai laissé mon numéro de téléphone, elle n’a pas voulu me donner le sien. Il serait facile à Ryan de fouiller le bureau de son patron, et de récupérer tout ce qu’il a sur Andy, pourtant je ne le lui ai pas demandé. Si elle a besoin de moi, elle saura où me trouver. Merda ! Puis ce n’était qu’un plan cul. Superbe plan cul…

Dans la salle de bain, le bas de pyjama de Therencio est accroché en travers des patères. Je soupire et range correctement son vêtement, puis me colle sous une douche brûlante. Je devrais être content. J’ai passé une agréable soirée, même si cela avait commencé par une chasse à l’homme. J’ai tué des types hier, mais ce n’est pas leur cadavre qui me donne du vague à l’âme. Mon téléphone n’en finit pas de vibrer sur la tablette sous le miroir. Je dois me reprendre, le travail n’attend pas.

(…)

Will’ ressemble un peu moins à un teckel opprimé et plus à un ours en peluche. Ce qui pour un loup alpha n’est pas forcément mieux. Mais les Shepherd sont un peu des phénomènes de foire. Ce n’est pas encore la grande euphorie, mais il y a une nouvelle lueur au fond de ses prunelles qui montre qu’il remonte doucement la pente. Je n’ai pas eu le temps de reparler avec lui depuis l’autre semaine. Mais, par une indiscrétion de mon barman, Jerry, je sais qu’une certaine Amance y est pour grand-chose. Ce grand bêta d’alpha semble avoir trouvé la perle rare. Je me demande si c’est une louve. Will’ ne peut pas donner ce genre de détail à Jerry. Je crois que je l’envie un peu.

(…)

Je suis en train de monter une opération de marchandise de contrebande avec la stidia. Depuis qu’Arès est retenu dans la famille de sa femme, j’essaye d’équilibrer le travail entre la squadra qui s’occupe plus de ma protection et celle de mes affaires et me sers du dynamisme de la stidia pour des opérations plus extérieures comme la contrebande ou les vols un peu audacieux.

Le message d’un contact potentiel s’est fait intercepter par un bambino qui aurait mieux fait de rentrer chez lui au lieu de fourrer son nez dans la mauvaise poubelle. Lahey avait bien faille finir en viande froide lestée au fond du lac, mais il avait eu le cran de regarder la mort en face. J’avais sursois à son exécution, en lui rachetant sa vie contre un combat au Fight Club. Le bambino avait gagné, à la hargne, avec les tripes et sa colère. Joe y avait vu un bon élément potentiel et peut-être aussi le gamin paumé qu’il avait été lui-même jadis. Appâter Lahey n’avait pas été difficile. Un peu de testostérone, un soupçon d’allégresse et cinq cent dollars gagnés au courage.

J’entraîne le bambino sur sa souplesse  et la vitesse. Joe lui donne le b a ba des techniques de base. Celles qui permettent d’encaisser sans trop morfler, celles qui permettent de percer la défense adverse et cogner. Fort.

(…)

Mon téléphone, encore. Il y a des jours où je dois le rechanger deux fois, tant il sonne presque en continu. J’ai réussi à rencontrer le gars que j’avais loupé à cause des intempéries. Nous allons monter une filière de cigarettes avec un producteur canadien coincé par les quotas de son gouvernement. Il nous manque une imprimerie pour les emballages. C’est comme ça que le gouvernement traque les irrégularités, au nombre d’emballage carton commandés. Il nous faut donc une autre source. Je réveille mon réseau et passe mes journées l’oreille collée au téléphone.

(…)

- Ca y est patron, on l’a trouvé.
- Jeffrey Cunning ?
- Oui. Un ripou de première.
- OK Ryan. Tu me colles Sam et Nolan sur l’affaire. L’idéal serait qu’il se fasse descendre par l’une des bandes de Phoenix.
- Il va falloir cibler un gang qu’il ne couvre pas. Il est en combine avec pas mal de monde.
- N’y passez pas quinze ans. Si foutre la pagaille prend trop de temps, Sam le dégomme avec son fusil longue portée. Précautions habituelles pour le trajet et bien entendu, utilisez le système d’Aiden des deux voitures volées. Il ne faut pas que la mort de ce flic remonte jusqu’ici.
- OK patron. On en profite pour se renseigner sur le frangin de mademoiselle Turing ?


J’aime Ryan qui a comme qualité de savoir prendre du recul et voir les problèmes dans leur globalité. C’est bien pour cela qu’il est devenu mon second en remplacement d’Arès.

- Non. Cela attirerait l’attention et puis même si on trouve le coupable, je ne vais pas faire la connerie de me fritter avec un cartel mexicain. Nous n’avons pas les reins assez solides pour leur résister. Et si mademoiselle Turing apprend qui a commandité le meurtre de son fratello, elle foncera à nouveau dans les ennuis. Il y a certaines affaires qu’il est préférable d’oublier.

(…)

Deux semaines sont passées. J’ai trouvé une imprimerie qui veut bien reproduire les paquets de cigarettes d’une marque connue. Milan, le chef de la stidia, peaufine un plan sur le vol d’un train de marchandises. Pour des raisons de sécurité et de douane, il y a une gare où les trains de marchandises en provenance du Canada font une halte pendant une nuit. L’idée est de venir coller un semi-remorque à côté d’un des wagons dument repéré pour l’intérêt de ce qu’il contient et de transvaser cela au nez et à la barbe des flics et des douaniers. Projet audacieux et de longue haleine car il nécessite une conjonction d’événements : position du wagon vis-à-vis d’un chemin accessible à un camion, jours de la semaine, où une permutation d’équipe nous donne une fenêtre de tranquillité d’une heure.

Ce soir, je monte sur le ring. J’en ai besoin, la pleine lune approche et je pressens qu’elle sera difficile. J’ai beau m’abrutir de travail, je reste irritable et insatisfait.

Les chaises sont sur les tables. Je claque une bise à Kada’an qui s’en va. Jessie termine de nettoyer le sol et Jerry éteint les percolateurs. J’ai avancé ma comptabilité et mes commandes pour partir tôt au Fight Club. Largo m’a collé un combat à vingt-trois heure trente.

- Ciao’ Jerry. Buona notte Jessie.

Je baisse le rideau de fer, verrouille les portes et enclenche l’alarme avant de monter rapidement à mon appartement pour troquer mon costume par un jean et un t-shirt. Je suis presque prêt quand j’entends tambouriner en bas à la porte de service. Je me penche à la fenêtre et croise le regard d’Andy. Pas contente. Furieuse même. Bordelo! Je n’ai pas le temps là. Je prends mes clés, mon portefeuille et descends la rejoindre. Elle est toujours aussi belle.

- Ciao’ Bella. Je suis content de te voir en forme, par contre j’ai un rendez-vous dans  quinze minutes. Tu ne voudrais pas repass...

Semblerait que non. Mon téléphone vibre. Largo s’excite, les paris atteignent des sommes folles... si je gagne. Mais pour cela, il faudrait que j’atteigne le Fight Club en un seul morceau. Je déverrouille, avec la télécommande, la voiture de beauf que j’ai, en attendant que je m’en rachète une nouvelle. Nous avons abandonné l’idée de simplement maquiller l’ancienne. Les Mexicains survivants sont visiblement en recherche active de ma voiture...

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Andy Turing

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MessageSujet: Re: Che il buono da conoscere || Feat Andy mia Bella   Lun 15 Oct - 19:23

Andy Turing & Alessandro Amaro


Qu'est-ce que le bon savoir



Les journées sont longues entre ses deux jobs, et la petite dépression qui la gagne tout doucement. Heureusement elle ne vit plus seule, et ses deux colocataires semblent s'être donné le mot pour lui changer les idées et l'empêcher de penser à un certain loup. Amance est la seule à connaitre le désordre qui vit dans son cœur, impossible pour elle de savoir si elle en a parlé au libraire ou si elle a gardé ce petit secret.

Ces journées se ressemblent toutes, jogging matinal, heures de cours, repas, à nouveau les cours de yoga, baignade dans le lac et finalement soirées passées devant la télévision, bien calée entre le saladier de pop corn, son ordinateur portable et Jared.

Les orteils fraîchement vernis, bien coincés dans un écarteur en mousse, elle regarde le film qu'Amance à choisit, relisant ce qu'elle a envoyé au journal un peu plus tôt dans la journée pour l'édition du lendemain. Elle essuie le beurre qui coule sur son menton du plat de la main, jambes repliée dans son maillot de baseball trop grand avant de soupirer. Ennui toujours, et même les éclats de rire d'Amance ne suffisent pas à lui tirer un sourire. Pourtant son film n'a pas l'air trop mal, le peu qu'elle en a compris en lisant les sous-titres montre que les français ont de l'humour. Un type qui vomi quand il est heureux, un autre avec une haleine de chameau qui tue des gens... Rien de tel pour vous regonfler à bloc après un vendredi pas génial, et une semaine plutôt nulle. Elle relit sa chronique une dernière fois, sachant que de toute façon il est trop tard pour y changer quoi que ce soit avant d'aller ouvrir sa boîte mail.

Des promos, une tentative d'arnaque, la newsletter d'une de ses marques favorites qui lui apprend l'organisation d'une soirée privée à laquelle est est conviée. Bien sur à San Francisco, sachant qu'elle n'a que peu d'argent et pas de moyen de locomotion, l'affaire est vite réglée. Elle sélectionne tout ce petit monde, empêchant Jared de mettre son museau dans le saladier de l'autre main avant de vider sa boîte de réception.

Nouveau soupir, une gorgée de bière et elle s'attaque à sa seconde boîte de messagerie, histoire de voir si ses parents ou d'anciens amis ont tenté de la contacter. Un message unique s'affiche devant elle et elle clique sur son objet sans conviction. Sa mère, un vendredi ça sent le message qui lui demande de revenir vivre à la maison, de profiter du weekend pour déménager et reprendre une vie "normale". Elle va avoir besoin de sa bière pour survivre à ça et ne pas aller se cacher sous son lit par la suite. Une gorgée passe dans sa gorge, suivie de pas mal de ses petites sœurs, et finalement elle ouvre les yeux en se rendant compte qu'elle a vidé sa bouteille. Regard noir envers l'objet incriminé, puis elle en case le cadavre près de ses pieds avant de lire le message remplit d'inquiétude maternelle.

Elle doit s'y reprendre à deux fois pour être certaine d'en avoir bien saisit le contenu, ses yeux s’écarquillent face à la révélation que sa mère lui fait depuis l'Arizona. Jeffrey Cunning, cette enflure de Jeff Cunning est morte. Balle dans la tête. Mme Cunning est effondrée et l'invite aux funérailles. Sa mère lui demande de venir, et de rester vivre chez eux par la suite.

Son pied bouge alors qu'elle se redresse, se réveillant soudainement de la torpeur dans laquelle elle vit depuis quelques jours. la bière vide tombe. Jared aboie comme un fou, sautant partout face à ce bruit imprévu, et Wes fait claquer le fer qu'il tient en main contre la table à repasser. Elle entend vaguement Amance lui demander si elle va bien, mais son esprit reste obnubilé par les mots écrits par sa mère.

-Non ça va pas ! J'ai couché avec un malade mental !

Elle se redresse brusquement, manquant de faire tomber l'ordinateur au sol. La Brune le récupère in extremis, avant de le refermer avec délicatesse.

-Malade mental ? Qui est un malade mental ?
-Elle parle de son amoureux...

-C'EST PAS MON AMOUREUX !

Bon plus un bruit dans la maison, elle en profite pour récupérer un short en jean propre dans la panière de linge et l'enfile sur sa culotte avant de partir en trombe vers le garage, attrapant sandales et sac à main au passage. Elle saute sur son vélo, et ouvre la porte du garage avant de sortir dans la nuit, pédalant comme une dératée pour aller dans le seul endroit de sa connaissance ou elle a une chance de retrouver celui qui a tué, ou au moins commandité le meurtre de ce pourri de Cunnings.

Le manque de phare rend sa petite escapade nocturne un poil dangereuse, et elle est proche de se faire renverser par une voiture en quittant sa rue, mais c'est finalement en un seul morceau qu'elle arrive devant la façade du bar. Elle pose son vélo contre un mur, et se met a chercher une autre entrée en voyant le rideau de fer qui montre que le lieu est fermé. Elle cogne de ses deux poings fermés contre la première porte qu'elle voit, espérant ne pas se tromper d'entrée, avant de fusiller l’italien quand il se montre un peu plus haut, penché au dessus d'une fenêtre. Il ne tarde pas à la rejoindre, descend et la salue, semblant réellement heureux de la voir. Un rendez vous ? Mais qui peut bien avoir des rendez vous à une heure pareille ?

Elle le pointe du doigt, ouvrant la bouche pour lui donner son avis sur sa façon de régler les soucis, mais il est déjà parti dans un autre sens. Sa bouche se referme quelques instants alors qu'elle court pour le rattraper, bien décidée à lui vriller les tympans de sa voix perçante.

-TOI ! Il faut qu'on parle ! De ta façon de régl...

Il est déjà reparti et s'installe sur le siège conducteur d'une voiture au style des plus particuliers. Originale pour certains, moche pour d'autres. Elle ouvre la portière du côté passager, colle ses fesses sur le siège alors qu'il commence a faire tourner le moteur. Il veut aller à son soi-disant rendez-vous ? Et bien il va devoir emmener une furie blonde en pyjama.

-T'es qu'un idiot ! T'avais pas le droit de le tuer, je suis avocate moi, enfin techniquement je pourrais l'être. Je fais comment si ça remonte jusqu'à moi ce genre de trucs ? Je t'avais interdit de le tuer, t'avais clairement pas besoin de faire un truc pareil. Non mais franchement, t'as cru que je serais jamais au courant ? Que j'allais faire quoi en le découvrant ? Te dire : "Non mais c'est pas grave, vas-y? c'est cool de tuer des gens.". Tu t'es cru tout puissant avec tes petits copains ! Tu sais que c'est illégal ? Que les types qui butent d'autres types finissent en taule.

Une petite pose devient nécessaire lorsque son corps lui rappelle qu'elle a besoin de respirer, puis elle reprend après avoir cogné du plat de la main l'épaule du loup, qui tente en vain d'en placer une pour se défendre. Les cris s'échangent encore plus facilement que les baisers avec ce gars.

-Et tu sais ce qui est le pire dans tout ça ? C'est que c'est ma mère qui vient de me le dire, le tout en me demandant de venir pour voir cet idiot finir dans un trou. Ma mère qui veut que je retourne à Phoenix. Pourquoi je ferais ça ? Pour voir mes vieux chialer à cause de mon crétin de frère ? D'un côté pourquoi je resterais ici ? Parce que j'ai couché avec un tordu du coin ? Non mais réponds !

Bon il ne réponds pas du tout, et prend visiblement un malin plaisir à l'entendre parler dans le vide. La voiture se stoppe, il descend et elle fait de même, ne voulant pas le lâcher d'une semelle. Ils sont dans un quartier qu'elle ne connait pas, et elle n'est pas certaine de savoir retrouver son chemin toute seule. Elle allonge le pas, courant plus qu'elle ne marche alors qu'ils entrent dans un hangar.

Une odeur de violence et de colère la prend au nez alors que la porte se referme derrière eux. Elle se colle un peu plus au loup en découvrant l'absence totale de femmes. Une chose est claire, elle déteste cet endroit. Sa main agrippe le poignet du loup, ses griffes entrant dans sa chair alors que son regard se pose sur le ring ou deux gars sont en train de s’entretuer. Elle regrette sa venue immédiatement, et en plus ça siffle sur son passage. Après un regard noir jeté à la foule, elle lève les yeux vers Alessandro avant de crier pour couvrir le volume sonore ambiant.

-C'est ça ton rencard ? T'es quand même pas venu démolir un type ?
©️clever love.



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MessageSujet: Re: Che il buono da conoscere || Feat Andy mia Bella   Ven 19 Oct - 19:48

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« Meglio il cattivo conosciuto
che il buono da conoscere. »

-TOI ! Il faut qu'on parle ! De ta façon de régl...

Ton agressif, voix qui part dans les aiguës et je ne suis pas en avance. J’imagine qu’elle est en colère pour sa voiture. Pourtant, je lui avais dit que pour sa sécurité, on allait la faire disparaître. Elle m’avait semblé d’accord sur ce point. Je ne comprends pas pourquoi elle a mis autant de temps pour réagir. Elle avait même refusé mon offre de lui en trouver une nouvelle.

Elle doit avoir son cycle. Pas le temps de tendre le museau pour m’en assurer, j’ai un combat qui m’attend. Je m’engouffre dans ma voiture et démarre. Par expérience : il ne sert à rien d’essayer de comprendre une femme pendant son cycle. C’est voué à l’échec. Déjà que le reste du temps, c’est difficile d’être sur la même longueur d’onde. La voilà qu’elle s’incruste sur le siège passager. C’est ça, ce sont ces foutues règles qui vous transforment une bella donna en mégère.

-T'es qu'un idiot ! T'avais pas le droit de le tuer, je suis avocate moi, enfin techniquement je pourrais l'être.

Ou pas…

- Je fais comment si ça remonte jusqu'à moi ce genre de trucs ?
- Ça ne remontra pas ! Non preoccuparti, mio gattino.
- Je t'avais interdit de le tuer, t'avais clairement pas besoin de faire un truc pareil. Non mais franchement, t'as cru que je serais jamais au courant ?
- Lui vivant, c’est toi morte avant la fin de l’année ! Tu en es consciente Andy ? Merda !


Elle ne me semble pourtant pas stupide. Son cycle ? La pleine lune qui arrive ? Je tends le nez : rien. Bon, cela dépend des protections et…

- Que j'allais faire quoi en le découvrant ? Te dire : "Non mais c'est pas grave, vas-y? c'est cool de tuer des gens.". Tu t'es cru tout puissant avec tes petits copains !

C’est ce genre de prise de tête qui me fait parfois préférer les beaux adonis à leur pendant féminin. Moins de paroles et plus de…

- Tu sais que c'est illégal ? Que les types qui butent d'autres types finissent en taule.
- …


Et ceux qui l’ouvrent trop au fond d’un lac… Mes phalanges serrent le volant. Je regarde Andy. Quelles intentions met-elle derrière ces mots ? Cela me renvoie à un moment de mon passé qui ne finira jamais de me hanter. Les traits de Lyly se superposent à ceux d’Andy. Même blondeur de cheveux, mais la comparaison s’arrête là. Lyly était un ange, là j’ai une tigresse prête à m’arracher le visage.

Je me reconcentre sur la route et réfléchis. Andy devient-elle un danger ? Tuer, ou plutôt donner l’ordre d’exécuter ce pourri de flic ne m’empêchera jamais de dormir, comme tous les cadavres qui parsèment ma vie, sauf deux. Le premier, je ne me souviens même pas de l’avoir tué, je serais même incapable de dire s’il s’agissait d’un homme ou d’une femme. C’était ma première pleine lune. Je sais que j’ai tué un innocent à cause de la couleur de mes yeux de loup. Le deuxième était une femme que j’aimais sincèrement. Je n’ai pas envie d’agrandir cette liste, même si je m’en sais capable. Et c’est ça qui me serre le ventre là. Savoir que je serais capable du pire pour sauver ma peau.

Andy continue sa logorrhée. Inconsciente qu’elle risque peut-être sa vie ce soir. Elle prouve, comme si j’avais besoin qu’on me le colle en pleine figure, que je ne peux pas m’attacher à quelqu’un, parce qu’il lui arrivera du mal.

- (…) Pour voir mes vieux chialer à cause de mon crétin de frère ? D'un côté pourquoi je resterais ici ? Parce que j'ai couché avec un tordu du coin ? Non mais réponds !

Nous sommes arrivés. Un regard sur ma montre, j’ai le temps de me changer, guère plus. Andy me colle aux basques. C’est préférable, car je n’aurais pas pu la laisser repartir sans être certain qu’elle ne me balancera pas aux flics. J’ai un moyen de la contraindre : ses parents. Toutefois, ce n’est pas ce genre de relation que je souhaite avoir avec elle. À l’entrée, je fais un signe discret au garde pour qu’il veille à la sécurité d’Andy. C’est une puma, mais là-dedans il y a bien plus fort qu’elle, bien plus fort et avec beaucoup moins de morale que moi.

Son arrivée est remarquée. Je reste à son niveau et montre que la donna est avec moi. Sifflets et propositions obscènes fusent. Cela me navre, mais je ne peux pas m’en vexer. Personne ne doit savoir qu’elle s’est imposée. Tous pensent que je l’ai amenée sciemment… Alors que s’il y a bien un lieu où je ne l’aurais jamais emmener, c’est justement ici.

-C'est ça ton rencard ? T'es quand même pas venu démolir un type ?
- …


Je vais pour répliquer, mais Largo me fait des signes.

- Andy, écoute-moi bien. C’est important.

Je me suis tourné vers elle et posé mes mains sur ses épaules, pour qu’elle comprenne le sérieux de ma requête.

- Tu vas monter dans le bureau qui surplombe le ring, par l’escalier métallique qui est là. Tu as une vue plongeante sur le ring. Tu seras tranquille pour regarder ou non le combat. Les tribunes, pour une belle fille comme toi, ce n’est pas…

Je ne termine pas ma phrase. Elle est assez grande pour comprendre qu’elle risque de se faire harceler par une bande de mâles mal dégrossis.

- Si tu as un souci, tu vas vite voir Largo. C’est le type là-bas qui nous regarde OK ? Je dois aller me changer dans le vestiaire. On parlera après mon combat.

Je m’éloigne de quelques pas pour me raviser et revenir vers elle.

- Tu n’es pas obligé de regarder. Y a de grosses sommes mises en jeu… ça va être violent. Regarde pas…

Je n’ai plus le temps de lui parler, la foule commence à s’impatienter. Je rejoins Largo et lui explique en deux mots la raison de la présence d’Andy. Je lui demande de s’assurer qu’elle se mette bien à l’abri dans son bureau, et au pire de la raccompagner chez elle si jamais je finissais dans un trop mauvais état.

(…)

J’ai le sosie de Jason Momoa qui me fait face dans les vestiaires. Une armoire à glace qui frôle les deux mètres de hauteur. Peu de monde peut prétendre le combattre. Sa nature d’ours garou l’a éliminé des compétitions légales, en raison des contrôles antidopage qui auraient trouvés des anomalies dans son sang et aussi de sa cicatrisation rapide, même si elle est bien moins rapide que chez un loup.

- Ciao’ Khal.

Il a hérité de ce surnom à cause de sa ressemblance avec le personnage du même nom.

- Yo ! Pret à finir en tas dans un coin du ring, Alessandro ?
- Pff ! Je n’accepte pas un combat si je pense n’avoir aucune chance Winnie.
- Je le sais et je t’en remercie. J’ai de plus en plus de mal à trouver des adversaires qui ont suffisamment de couilles pour monter sur le ring avec moi.
- Des couilles ou une totale inconscience !


Khal éclate d’un rire franc. Nous nous serrons la main à la manière des braves, avant-bras contre avant-bras. Il fait partie de ces combattants qui n’ont aucune haine envers leur adversaire. Khal est frustré de ne pas pouvoir tourner sur les circuits légaux. Dans la vie, ce type est adorable et le plus gentil des hommes. C’est un véritable gâchis de le voir s’exhiber sur mon ring. Et c’est pour cela que je lui fais l’honneur d’accepter de me mesurer à lui. La dernière fois, j’ai perdu en beauté…

(…)

Si en coulisse Khal est un gentil nounours, sur le ring c’est bien Khal Drogo qui s’exhibe. Cela fait partie du jeu. J’ai beau le savoir, j’avale difficilement ma salive quand nous nous faisons face. C’est une montagne de muscles qui me dépasse en taille et en carrure que je vais affronter. Autour de nous, les parieurs scandent nos noms. Ils tapent du pied sur les gradins, l’ambiance est survoltée alors que le combat n’a pas commencé. Je jette un regard en haut, vers le bureau de Largo. Je croise le regard d’Andy. Son expression est indéchiffrable d’où je suis. Que pense-t-elle de moi à cet instant ? Que je suis un malade sanguinaire ? Un meurtrier ? Va-t-elle me dénoncer ? Mon attention revient à Khal. Il a senti mon trouble et suivit mon regard. Joe, l’arbitre, nous demande de nous saluer. Nous nous avançons au centre du ring et tapons nos poings. Khal profite de la proximité pour abandonner quelques secondes son air d’homme de l’âge de pierre pour un visage bien plus civilisé.

- Ça serait con de te faire démolir le portrait devant ta femme. Pourquoi l’as-tu amené regarder ça ?
- Je crois qu’au contraire, elle sera satisfaite de me voir perdre. Et ce n'est pas ma femme.
- Euh… résiste un peu quand même !
- Ne t’inquiète pas Khal, c’est toi qu’on va mettre en tas dans un angle du ring !
- Ah ! Tu me rassures, j’aime mieux ça.


– Fin des civilités –

Le gong retentit. C’est parti pour une minute. Khal vient tout de suite me chercher, j’esquive et joue en feinte. Ours contre loup, c’est force massive contre vitesse et souplesse. Le combat est inégal dans le sens que je dois l’avoir à l’usure, là où Khal peut m’étaler en un seul coup.

Un ring… ce n’est pas très large et l’esquive difficile à tenir pendant soixante longues secondes. Le gong retentit. Fin du premier round. Je me laisse tomber sur mon tabouret, j’ai l’arcade éclatée, je ferme un œil car il est inondé de sang. Mon flanc droit est douloureux. En diagonale, sur son angle de ring, Khal est frais comme un gardon. Il me regarde et me provoque avec des gestes obscènes. Il ne les pense pas. Je sais ce qu’il fait. Il a senti mon trouble. Je l’ai vu regarder vers le bureau pendant que nous échangions des coups. En m’insultant, Khal tente de me remettre dans le combat, de me faire réagir. Je m’astreins à ne pas regarder là-haut. Est-ce que j’irai vraiment jusqu’au bout si Andy me…

Gong.

Ma tête pivote brutalement, je viens de me manger un bon direct. Ma garde est trop basse. Les parieurs qui ont misé un pactole sur moi commencent à m’insulter. Mais ceux qui se battent vous diront que sur le ring, on n’entend pas. Enfin, sauf quand on est déconcentré.

Je rends les coups. Le fauve qui me hante se réveille, mais ce n’est pas suffisant face à la masse de Khal. J’ai l’impression de le chatouiller. Son poing vient se loger dans mon ventre, je suis projeté contre la corde, le souffle coupé je m’écroule. J’entends la voix de Joe.

- 1… 2… 3…. 4.

Je me redresse. Il faut que je me mobilise.

« Les types qui butent d'autres types finissent en taule. »

Les mots d’Andy. Elle va me trahir. Je revois le cou gracile de Lyly. J’entends encore le craquement de ses vertèbres. Mon poing rencontre le nez de Khal. C’est déjà mieux, mais le souvenir d’une morte n’est pas suffisant pour venir à bout de ce titan.

Gong. Fin du deuxième round. Tabouret. Gourde d’eau sur la tête.

J’attends que mon corps cicatrise. Seul avantage sur Khal qui va garder son nez cassé jusqu’à la fin du combat. Mince avantage. Je me relève, titube, me reprends, soigne ma garde car si je mange encore quelques coups, je ne pourrai plus rien rendre.

Début du troisième round.

J’ai oublié Andy, je tente simplement de survivre sous l’avalanche de coups. Khal ne me ménage pas. Mes yeux luisent et mes crocs sont sortis. Les règles du Fight Club interdisent de lacérer ou mordre son adversaire. Mais la douleur fait forcément ressortir nos attributs. Khal est encore plus monstrueux semi-transformé.

J’ai rendu un coup, un seul. Pathétique. Et si tout s’arrêtait là ? Je n’aurais plus ce mal être qui m’étreint constamment. Loup tenu dans une cage si serrée qu’il peut à peine respirer. Bâtard d’un père qui se rappelle de son fils uniquement quand il en a besoin. Homme a succès qui devient mortel pour ceux qui s’approchent trop près de lui. Je ne vis pas, je survis… Mon inattention se paye. Me revoilà sur le dos, ébloui par les lampes du plafond. Je grillerai mon âme si je devais recommencer comme avec Lyly. Mais je le ferai… C’est une chose que de commanditer ou de tuer des gens du milieu, une autre que de s’en prendre à une innocente. Si bella. Et si il n'y avait plus rien à dénoncer ?

- 1… 2… 3…. 4… 5… 6





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Andy Turing

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MessageSujet: Re: Che il buono da conoscere || Feat Andy mia Bella   Hier à 20:05

Andy Turing & Alessandro Amaro


Qu'est-ce que le bon savoir



Le loup n'a pas besoin de lui confirmer à voix haute qu'il est venu ici pour se battre, son regard alors qu'il pose les mains sur ses épaules se suffit à lui même. Elle ferme la bouche, sentant qu'elle doit en effet l'écouter quand il la fixe avec un peu d'inquiétude. Elle lève les yeux vers l'endroit qu'il vient de lui indiquer, comprenant en effet que le simple fait d'être une femme, jolie ou non ne va pas avec l'ambiance des lieux. Par contre c'est hors de question qu'elle le regarde s'écharper avec un autre homme assez fou pour passer ses vendredis soir dans sur un ring dont l'illégalité ne fait aucun doute.

Elle jette un regard vers l'homme qu'il lui désigne, prête à répliquer quand il lui dit qu'il va la laisser avec cet inconnu pour aller se préparer. Elle n'a pas besoin d'un chaperon. Lors de leur nuit passée ensemble, elle avait espéré que le loup avait changé, ne serait-ce qu'un peu. Et surtout elle n'avait pas pensé qu'elle le reverrait das ce genre de situation. C'est avec nostalgie qu'elle repense à son canapé, et les colocataires qu'elle y a laissé en partant. Elle aurait du attendre le lendemain pour venir hurler sur le loup, mais elle sait qu'elle aurait agit de la même façon, trop impulsive et bien trop énervée par le meurtre de Cunning. Elle n'avait pas pensé qu'il faudrait aller jusqu'à une telle extrémité pour qu'elle puisse poursuivre sa petite vie paisible. Le loup s'en va, lui demandant de ne pas regarder. Soudainement elle a peur pour lui, mais le laisse partir, ne sachant pas s'il est possible de l'empêcher de grimper sur ce ring, et surtout ignorant comment faire.

Tête baissée, elle se dirige vers l'escalier sans faire d'histoires. Une main sur une de ses cuisses la fait  réagir et elle agrippe le poignet du pervers qui vient de se croire en droit de la tripoter sans vergogne. Elle serre, suffisamment pour faire mal, mais pas assez pour briser les os si fragiles avant de gronder en voyant l'alliance qui orne la main de l'homme.

-Ta femme sait qu't'es ici espèce de porc ? Touche encore une fois et j't'arrache la main.

L'agressivité gratuite n'est pas dans ses habitudes, mais il est hors de question qu'on la voit comme une vulgaire morceau de viande. Gentille, mais pas naïve, et surtout pas d'humeur à supporter la moindre contrariété. Elle monte les marches de métal avant de s'installer sur une chaise, sortant son téléphone pour envoyer un message à Amance. Se voulant rassurante en lui disant que la situation est sous contrôle, ce qui relève du mensonge de haut vol. Elle s’apprête à bifurquer vers sa boîte mail, pour dire à sa mère qu'elle ne sera pas disponible pour les funérailles de son ancien ami quand des cris nouveaux se font entendre plus bas.

Elle fixe son écran, tentant de s'occuper pour ne pas être tentée de voir le spectacle navrant que va offrir Amaro à l'assemblée. Le voir cogner sur un pauvre mec, ça n'a rien de nouveau pour elle, c'était même un schéma assez récurent dans les couloirs du lycée. Pourtant elle finit par ranger son cellulaire dans son sac avant de se redresser pour aller regarder. Drôle de curiosité. Sans doute pour voir la tête du malheureux qui va devoir recompter ses dents avant de partir, ou alors pour faire disparaître cette boule qui naît dans le creux de son ventre.

C'est en voyant le ring qu'elle commence à s'inquiéter. Vu d'ici ça n'a pas l'air équilibré comme combat, l'homme face au loup lui semble monstrueux. Comme un remake de David et Goliath. Alors que le combat débute, elle n’arrive pas à détourner le regard, inquiète malgré elle pour celui qui l'a fait se sentir si bien il y a peu de temps, celui qui l'a sauvé alors qu'elle s'était attaquée à plus forts qu'elle sans se douter des conséquences. Ou plutôt sans les craindre. Son instinct de survie défaillant la poussant à se battre pour une cause juste à ses yeux sans s'inquiéter pour le lendemain.

Les choses vont vite, trop même, et Alessandro n'arrive a pas esquiver tout les coups que lui donne son adversaire. La boule dans son ventre ne fait que s'accroître alors qu'elle n'arrive pas à détacher le regard du spectacle macabre qui s'offre face à elle. Elle n'a même pas réagit à l'arrivée de cet homme, ce Largo, et ses mains serrées l'une contre l'autre trahissent son anxiété.

Au second round, les choses empirent, l'écart se creuse entre les deux hommes. Quand Alessandro est projeté contre les cordes et s'écroule au sol, son cœur fait un bond et elle murmure un encouragement entre ses lèvres qu'elle martyrise à coups de dents.

-Debout...Relève toi.

Les mots à peine prononcés, le loup se redresse et finalement met un coup dans le visage de son adversaire. Pas humain non plus celui-là, il y a juste à voir la façon dont il joue avec l'italien pour s'en assurer.

Le gong retentit, se faisant entendre entre les insultes prononcées à l'égard de son amant d'un soir. Sur sa joue, une larme glisse, preuve de son mal-être à la vue de ce combat duquel elle n'arrive tout de même pas à détourner le regard. L'homme près d'elle l'interpelle, et lui dit qu'elle ferait mieux de ne pas regarder. Que c'est "moche" ce qui est en train de se passer. Elle se tourne vers lui, feule, laissant ses yeux luire avant de fixer le ring quand le gong donne le point de départ pour un nouveau round.

Les choses ne s'améliorent pas, bien au contraire et tout ça ressemble de plus en plus à un lynchage, voire même à une exécution en règle. Sa colère à l'encontre du loup a laissé place à de la peur. Il ne se bat même plus, et quand il finit à nouveau au sol son souffle se fait plus court. Un sanglot lui échappe, et en voyant qu'il ne se relève pas elle hurle.

-ALESSANDRO DEBOUT ! BATS TOI ESPÈCE D'IDIOT !

Elle ne sait pas ce qui serait le mieux pour lui, qu'il reste au sol et que tout s'arrête, ou bien qu'il tente de reprendre le dessus sur ce monstre qui est en train de le démolir. Mais au fond d'elle, elle veut le voir gagner, sortir de ce ring la tête haute. Il se redresse, enfin et c'est un soulagement pour la puma. Ses larmes ont rendu ses joues humides, mais elle sourit en le voyant continuer à lutter, et enfin esquiver les coups.

-VAS Y ! FRAPPE ! TU PEUX LUI CASSER LA TÊTE !

Il arrive à placer quelques coups contre adversaire qui semble aussi surpris que le reste de l'assemblée. Dans les tribunes, la clameur change, insultes devenant encouragements dans certains cas. La mise à mort est en train de se transformer en véritable combat. Elle aussi l'encourage, voulant le voir sortir victorieux de cet endroit. Ce lieu qui n'existerait sans doute pas si lui même n'était pas là. Qu'il montre qu'il est le patron. Qu'il lui montre à elle qu'il sera capable de respecter cette promesse qu'il lui a faite, celle de la protéger. Cunning est mort dans ce but, et même si elle n'approuve en rien ce genre de méthodes, elle comprend malgré son caractère buté qu'il n'a pas fait ça pour la contrarier, mais juste pour assurer sa sécurité. Il va juste falloir qu'elle lui explique que ces méthodes ne sont pas et ne seront jamais les siennes. Qu'elle ne peut pas approuver qu'on tue un homme pour en préserver un autre.

Sur le ring, Alessandro enchaîne les coups, esquivant suffisamment pour laisser l'autre se fatiguer avant de finalement lui porter le coup de grâce. Le sourire sur le visage de la puma est des plus sincères, mais bien vite remplacé par une grimace quand elle voit l'état dans lequel se trouve l'italien. Le Playboy à morflé sur ce coup là, et son sourire tient plus du rictus forcé que de la joie réelle quand l'arbitre lève son bras pour le désigner en tant que vainqueur.

Les combattants quittent le ring, et Largo sort de son bureau sans perdre de temps. Elle n'a même pas eu le temps de lui demander ou se trouvaient les vestiaires. Pourtant elle le suit, et descend les escaliers en vitesse, s'attardant avant de tomber sur un homme qui a l'air moins abruti que les autres.

-Vous ! Les vestiaires ! J'ai mon ami là bas, je veux le rejoindre.
-Ma jolie, je peux être ton ami si tu...

Elle le coupe dans sa réplique salace d'un regard flamboyant, laissant ses crocs apparaître. Le visage de l'homme change de couleur, passant du noir au verdâtre alors qu'il lui désigne la direction voulue. Elle crie un merci, avant de passer près de lui, traversant la pièce pour aller rejoindre l'envers du décor.

Une fois dans les lieux, elle tombe sur le monstre qui a prit Alessandro pour une poupée de chiffon, son odorat lui confirmant que ce dernier n'est pas humain. Il lui sourit avant de lui montrer dans quelle direction elle va pouvoir trouver la raison de sa venue. Elle ne s'attarde pas près de lui, et continue sur sa lancée, avant d'arriver dans le dos du loup. Il est torse nu, et elle profite de la vue, même si quelques hématomes gâchent encore le tableau.

-T'as de la chance d'être beau parce que qu'est ce que t'es chiant...

Il fait volte face, sans doute un peu trop vite au vu du grognement qui lui échappe. Elle lui sourit, et approche avant de poser ses lèvres sur sa pommette la moins abîmée.

-Je viens te voir pour t'arracher la tête et tu trouves le moyen de me faire culpabiliser en allant te faire refaire le portrait... La prochaine fois tu viens tout seul.

Un petit rire nerveux lui échappe, trahissant son anxiété et son soulagement de le retrouver en un seul morceau. Ses yeux sont encore un peu rouges, mais son sourire est revenu et son cœur est plus léger lui aussi. Elle profite de son odeur dont elle s'est privée trop longtemps à son goût, inspirant doucement, son nez se tordant face à celle du sang, bien moins agréable qui est posée dessus.
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