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 L'organizzazione || Feat Arès mio amico

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Alessandro Amaro

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MessageSujet: L'organizzazione || Feat Arès mio amico   Sam 25 Nov - 18:45


L'organizzazione
J’ai eu une nuit agitée. Mes os ont fini par se ressouder, seulement j’ai toujours l’impression d’être passé sous un bulldozer. Pourtant au final c’est plutôt une bonne chose que la douleur persiste, car cela me permet de me centrer sur quelque chose et aussi de me calmer. Sonny me harcèle au téléphone. Il se plaint d’Arès, arguant que il mio secondo ne sait pas tenir son rang. Je ne lui réponds pas, mes mots pourraient gravement déraper. Je suis fier d’appartenir à la Cosa Nostra seulement là, la famiglia me pèse plus qu’elle ne me soutient. Dans la flopée de messages qu’il me laisse, je devine l’exaspération de mon mentor à ma volonté de rester à Beacon Hills et pire, d’étendre et consolider l'organizzazione que j’ai mise en place. Je m’étais installé ici dans l’optique d’y rester dix ans. Le temps de mon bannissement.

« - Andare a farti fottere, Sonny ! »

Ma convalescence forcée et l’immobilité imposée m’ont collé face à moi-même. Introspective douloureuse où j’ai maudit le tigre, autant que je l’ai félicité. Instable, voilà le constat désolant auquel j’arrive. Je hais le recul qu’Arès a pris vis-à-vis de moi. On ne se rend compte de la valeur des gens ou des choses qu’une fois qu’on les perd. C’était bien partie avant que la Cosa Nostra s’en mêle, par les napoletano qui viennent me chercher des noises, par ce parrain que je respecte qui m’apprend que je suis son bâtard. J’avais avec Arès, monté une entité à taille humaine que j’apprécie car cela me permet d’être en prise directe avec mes hommes. J’aime être au plus près de l’action, et non derrière un bureau les natiche dans un fauteuil hors de prix et un cigare au bec. Je garde ça pour quand je serais trop vieux pour ces bêtises. Seulement l’ingérence et l’influence de ma famiglia sur mes affaires et ma vie a déstabilisé une alliance atypique. Si Arès est issu du même monde que moi, celui de la rue et de sa brutalité, son parcourt a bifurqué de façon différente de la mienne quand nous avons tous deux basculés du côté surnaturel. Même si le fauve qui est en moi est constamment présent, je me considère plus humain que loup, alors que mio amico a une tâche à accomplir qui dépasse nos individualités.

Je sais par Ryan que Za est partie avec Ozalee. Cette information a fait taire mes griefs contre le tigre. Il suffit de le voir quand il est avec sa fille pour comprendre que la montagne impassible qu’il affiche presque constamment est remplie d’un tourbillon d’émotions. Pourtant malgré sa transformation, il poursuit ses activités de mercenaire. Comme quoi on ne se débarrasse pas de son passé. Je sais que c’est un sujet de dispute avec Za qui envisage à raison, des tâches plus nobles pour son époux. Je serai un beau menteur si je disais que la persistance d’Arès dans le milieu ne me satisfait pas. Mon loup renâcle de s’être pris une dérouillée. C’est une affaire d’égo et de fierté. Le loup s’insurge, l’humain sait qui a monté deux équipes parfaitement au point. Un minimum d’hommes pour un maximum d’efficacité. Sonny m’a appris un modèle séculaire. Arès me montre une autre voie à laquelle j’ai encore du mal à adhérer sans réserve.

J’en ai le vertige de mes interminables discours avec moi-même. J’ai bien essayé d’aller renifler le drus. Avant le cérémonial des baignoires, sa simple odeur m’apaisait. Maintenant à part un simple désir sexuel, c’est tout ce que Jansen m’inspire. Je rage et enrage d’être dans ce sentiment d’incertitude de ce que je dois faire ou ne pas faire. Moi qui me targue de toujours me décider rapidement, je tergiverse comme une adolescente.  

Puis l’heure arrive. Celle où je dois réapparaitre. Certains pourraient penser que c’est naturel chez moi. C’est le cas habituellement, mais pas cette fois. Je sais que la semaine ne s’est pas passée sans heurts au sein de l'organizzazione. Mais comme pour Sonny, je n’ai pas répondu aux sollicitations, acceptant la mise au repos forcée du Tigre. Le corolaire est qu’il a dû endosser la merda journalière. Je suis bien placé pour savoir que les sollicitations sont nombreuses, avec souvent des conséquences non négligeables avec des décisions prises souvent dans l’urgence. Une routine pour moi, mais pas forcément un exercice aisé pour Arès. Je souris à moi-même en me disant que Za devrait me remercier d’apprendre à son époux à diriger seul une organizzazione. Toutefois, je doute fort que la lionne apprécie mon humour. J’espère qu’Arès a pu lui cacher mon attaque, ou à minima l’étendue de celle-ci, sinon je ne donne pas cher de ma peau de loup.

Avant de sortir de mon appartement j’appelle Finn pour le rassurer avec les dernières informations données par Sonny que j’ai fini par rappeler pour l’avertir que j’étais à nouveau opérationnel sans lui détailler les raisons d mon absence. L’irlandais m’annonce qu’il est consigné par Arès, tenu de ne pas se présenter au HCC à la réunion que j’ai déclenchée. Il est inquiet. Pas tant que l’on se décide à l’abattre pour régler le problème, mais des répercussions sur sa famille.

- Finn, je ne t’ai pas abattu au lac. Je reviens rarement sur mes décisions. Mais Arès a eu raison, c’est plus sage que tu ne sois pas présent. Chacun pourra parler librement.
- Désolé patron…
- Tu ne vas pas t’excuser d’avoir une famiglia !
- Non, je pensais à la scission…
- Chaque problème a une solution. Et c’est moi qui suis à l’origine de cette merda. Pas toi.


Quand je raccroche et sors de mon appartement, c’est un homme décidé qui claque la porte de chez lui. Oui chaque problème a sa solution. Une organizzazione fonctionne si tout le monde pousse dans le même sens. Si son chef sait s’allier ses hommes et composer avec tous les bourricots qui la compose, moi compris.

(…)

L’extérieur du HCC est calme. Les parieurs ont quitté les lieux. La portière de ma voiture claque. Je m’assois sur le capot et prends le temps de m’allumer une sigaretta. Après avoir tiré plusieurs bouffées apaisantes, je m’étire et fait quelques gestes d’assouplissement. Je grimace. Je m’échauffe comme si j’allais monter sur le ring, car il s’agit bien d’un combat à mener. Celui de remettre une organizzazione sur ses rails comme elle l’était avant l’attaque de la stiddia et de la merda napoletano.

Il est hors de question que je me pointe avec la démarche de quelqu’un qui a pris une sévère dérouillée. Je dois leur prouver que je suis capable de me relever et de me reprendre, ne pas paraitre comme un Boss instable. Je décolle mes natiche du capot et me dirige vers la porte du hangar. Il me reste une dizaine de mètres pour me trouver une démarche fluide et assurée. Comme le chante Barzotti, je suis rital et je le reste et dans le verbe et dans le geste. Je suis rital dans mes colères, dans mes douceurs et mes prières. Seulement dès que j’entre, je sens l’ambiance et le clivage, étouffant dans l’œuf, la voix chaude de Claude qui résonnait dans ma tête. Merda !

J’avance sans sourire vers les hommes rassemblés devant un ersatz de salon privé fait avec les moyens du bord. Nous sommes loin des salons feutrés de la vaste demeure de Don Corleone.  Le hangar est gri poussière, en accord avec la sciure étalée sur le sol de béton. Je serai hypocrite si j’affirmais ne pas apprécier le faste des belles villas qui ressemblent plus à des châteaux qu’à une demeure. Pourtant je me sens à l’aise dans cet univers fait de béton et de tôles.

- Le voilà de retour parmi nous ! Notre grand patron. Bienvenu chez toi Alessandro

Sul serio? Arès grandiloquente. Je lève un sourcil étonné. Il ne m’a pas habitué à ce genre de mauvais cinéma à l’italienne. Je réponds aux sollicitations de la squadra par des poignées de mains viriles et serre les dents quand Sam a le malheur de me donner une claque amicale sur l’épaule gauche. Il me faut encore une bonne semaine pour que les stigmates du combat disparaissent entièrement. Je serre la pogne de chacun des membres de la Stiddia en terminant par Milan, m’enquérant des dernières nouvelles de l’état de Lenno et de Darren. L’équipe est aux petits soins pour les deux blessés, comme peut l’être une famiglia. L’ambiance se réchauffe un peu, mais un iceberg afro-américain congèle un coin du hangar. Il m’en veut, non pas pour avoir tenté de le tuer, quoique cela n’a pas dû lui faire plaisir non plus. Personne n’apprécie les tentatives de meurtre. Il m’en veut, car j’ai eu l’audace de remettre en cause la loyauté des gars qui nous entourent. Nous avons encore du chemin à parcourir toi et moi.

Heureux deux amis qui s'aiment assez pour savoir se taire ensemble.
(Charles Péguy)


Je coule un regard en biais au tigre. Un certain ursidé de ma connaissance, très bon cuistot vu que je l’emploie au Pink m’a appris que faire bouger un ours quand il n’est pas décidé à le faire est impossible. Il faut croire que dans ma jeunesse, j’étais plus futé dans mes relations avec autrui, ou un poil moins arrogant. Charlie a une inertie terrible, toutefois je dois reconnaitre qu’il m’a jamais fait défaut. Le loup et l’ours. Le loup et le félin. Deux points de vue, deux manières de réagir. J’ouvre le bec, le referme et attrape une chaise pour la retourner et me poser dessus à califourchon.

- L’ordre du jour est comment assurer la sécurité de la famiglia de Finn. Puisqu’il n’est pas présent, je vais être franc. Que l’irlandais me balance ou pas, sa famiglia va morfler. C’est dans les méthodes de la Camora.

Arès m’a vu commettre des crimes cruels, cependant un enfant a pour moi un caractère sacré. Dans toutes les contradictions qui me construisent, j’ai celle d’être croyant. Mes actes passés me mèneront en enfer. Pourtant je reste persuadé que si je touche à un enfant, l’enfer aura un gout de paradis en comparaison du châtiment divin qui m’attendra pour une telle infamie.

- Mais avant de plancher sur le comment, avec qui et quand, je souhaite rappeler quelque chose. Ce n’est pas parce que vos parents s’engueulent qu’il faut remettre en cause leur autorité.

La réaction est diverse entre ceux qui comprennent ma métaphore et ceux qui sont hermétiques au double sens comme Ryan.

- Quand je ne suis pas là, Arès a raison.

Je juge de l’impact de mes mots. Ryan fronce les sourcils moyennement d’accord. Son passif militaire lui donne une vision étriquée du chemin du commandement. Milan me fait un imperceptible signe de la tête. Arès est son ami avant d’être le gars sur qui je délègue. La voix de Ryan s’élève.

- Mais…
- Mais toute scission dans notre équipe est du pain béni pour Barns et ces bastardi di napoletani. Donc Nolan tu prends provisoirement la tête de la squadra.


Le rythme cardiaque de Ryan s’affole. Il est vexé et offensé. Il a agit ainsi par pure loyauté envers moi. Il ne comprend pas pourquoi je le blâme devant tous.

- Ryan. A situation égale dans l’armée, quel est le tarif ?

Le chef de la squadra me regarde. Je reste neutre d’expression. Je peux presque l’entendre réfléchir. Ma réplique le renvoie à un modèle qu’il connait. Un modèle où le règlement prévaut. Sans faute avérée d’Arès, il ne peut pas le mettre en cause. Un félin soupire, visiblement peu convaincu de mon attitude. Il n’est pas en tort car une part de moi rage sur le blocage qu’il fait de ce qu’il considère comme mon manque de confiance envers lui et nos hommes.

- Nous devons serrer les rangs. Montrer que nous n’allons pas nous laisser marcher sur les pieds en mettant la famiglia de Finn à l’abri, sans rentrer non plus en guerre avec la Camorra.

Ce qui va être un sacré exercice de style, vu les ordres que j’ai de Los Angeles. L’iceberg lève les yeux au plafond, mais ne dit rien. C’est de l’utopie, j’en suis bien conscient. Bordello, c’était bien plus simple avant cette convocation chez Don Corleone.

- J’ai peut-être piétiné votre susceptibilité en fouillant vos appels téléphoniques. Seulement ma méfiance va certainement sauver les neveux de Finn de l’amputation de leurs deux mains. Je vous fais confiance, parce Arès vous fait confiance. Seulement je reste persuadé que tout le monde ou presque tout le monde a un prix. Je serai honoré d’avoir avec vous les exceptions qui confirment la règle. J’ai fait le choix d’assurer nos arrières. J’assume ma décision, avec l’espoir que les conséquences ne sont pas irrémédiables.  

L’ambiance est tendue. Je sens Arès ruminer sur son fauteuil. Tous savent que j’ai menacé Finn, pourtant il est encore envie. Ce n’est pas tant sa menace de me couper la main qui m’a décidé à sursoir à ma décision, mais la prise de tête avec le tigre et la perte de son amitié qui m’y a conduit.

Je me lève de ma chaise, mais fais un mauvais mouvement du bras gauche, qui me tire une grimace de douleur. La fracture n’était pas nette, mais en torsion. Je passe derrière le bar et attrape la première bouteille de tord boyau que je trouve sous la main.

- On perce l’abcès maintenant. Que ceux qui veulent donner leur point de vue le fassent. Après on clot le sujet pour plancher sur une descente à San Francisco.

Et toi mio amico, que veux-tu ? Je sais par Ryan que Za est partie avec ta fille. J’imagine sans mal que c’est la cause d’une partie de l’animosité qui irradie de toi. Mais pas que. Quoi que décide Arès, Ozalee peut être assurée de mon aide en cas de besoin. Elle est à mes yeux comme une nièce à défaut d’avoir son padre pour fratello. Mes motivations sont multiples et une partie d’elles ne sont pas louables. Je ne suis pas un homme de bien mio amico. Par contre je suis un homme de parole. Je vais aider Finn. Je me ressers un verre de ce qui s’apparente plus à de l’alcool à bruler qu’un truc à boire. J’ai parlé sans haine, mais avec l’aplomb d’un loup chef de meute quand bien même mes prunelles sont bleues et non rubis. J’ai apprécié et apprécie le travail fait par chacun. La stiddia a prouvé sa valeur en se sortant avec brio d’un piège mortel.

Mes prunelles ne quittent plus celles du tigre. Tu décides quoi mio amico ? Aller faire le prince consort auprès de ton épouse et cette tâche de gardien dont je t’éloigne ? Ou rester pour un mafieux arrogant et d’une morale différente de la tienne. Il me semblait que nous avions quelque chose en commun, pourtant là j'ai l'impression d'être ton fardeau. Cette crise remet tout à plat, comme si nous ôtions un drap qui masquait nos vrais visages.

- C’est disgustoso !

Je vide le reste de mon verre dans l’évier et monte chercher ma Grappa. Alors que je grimpe les marches métalliques qui conduisent au bureau de Largo, je sens les regards peser sur ma nuque. Vu que personne ne se décide à parler, je leur offre un répit. Je vais prendre mon temps. Ils auront tout loisir à se concerter. Une fois dans le bureau de Largo, je m’offre une sigaretta et bois une lampée de Grappa à même le goulot. L’alcool me brûle la gorge. Je me décide à redescendre. J’ai largement eu mon temps de parole. Je ne suis pas certain que ce que je vais entendre va me plaire. Mais tout ce que j’ai dit n’a pas forcément plu non plus.

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Arès Kye Coleman

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MessageSujet: Re: L'organizzazione || Feat Arès mio amico   Jeu 30 Nov - 17:02

L'organizzazioneLes deux véhicules roulent à une allure tranquille à travers les rues de Beacon Hills. La nuit est déjà bien avancée et les lampadaires éclairent le chemin des deux berlines de couleur gris métallisé qui se suivent de près. Je me trouve à l’arrière de la deuxième voiture de fabrication allemande. La Stiddia est répartie équitablement entre les deux voitures. Dans la première Jade, Elias et Nolan ouvrent la voie vers le HCC, la voie vers ce qui s’annonce comme la réunion la plus critique et la plus importante de notre organisation. Je ne sais pas vraiment si je peux encore utiliser ce qualificatif car il est fort possible qu’Alessandro préfère mettre en place un leadership plus codifié et strict eu égard à la situation compliquée et dangereuse dans laquelle j’ai malgré moi mis notre entreprise. Dante se trouve au volant tandis que Milan est sur le siège passager. J’avais laissé la charge de gérer le centre lucratif de paris clandestins à Largo ce soir car j’avais eu besoin d’aller me détendre avant l’épreuve à venir. Mon équipe m’avait accompagnée dans un restaurant italien particulièrement charmant celui-là même ou j’avais fait plus ample connaissance avec Alec. Le mentaliste semblait avoir disparu de la ville à mon plus grand dam. J’espérais simplement que le pompier kinésithérapeute à qui je devais de ne pas avoir décidé de mettre fin à mes jours suite à la chute tant la souffrance était inhumaine -un aperçu de ce que devait être l’enfer m’avait ravagé sans ménagement- se portait bien et n’était pas en danger. Je savais que l’humain avait également été proche d’Alessandro. Sa présence aurait pu lui faire du bien au vu de sa rupture avec son Drus.

Mais, ainsi allait la vie à Beacon Hills. Les gens arrivaient puis disparaissaient et sans que cela n’ait quelque chose à voir avec le cimetière aquatique de nos crimes souterrains. La nourriture avait été délicieuse comme toujours mais je n’étais pas parvenu à l’apprécier autant qu’à l’accoutumée. Je fais abstraction de la conversation de Milan et Dante et laisse mon regard dériver au gré du parcours. Cette semaine avait été l’une des plus éprouvantes de toute mon existence. Ma délicieuse mais rancunière et colérique lionne avait quitté la ville avec notre merveilleuse petite princesse probablement parce qu’elle devait à chaque instant se retenir d’aller étriper mio amico. Ma moitié savait ce que me causerait un duel entre la gardienne qu’elle était et le loup que j’avais appris à considérer comme un frère au même titre que Milan quand bien même nous ne nous connaissions que depuis peu à l’échelle d’une vie. Za m’aimait aussi elle respectait ma volonté de ne pas aller réclamer vengeance envers le sicilien mais cela lui coûtait énormément intérieurement. Il lui faudrait un certain temps avant de parvenir à jeter l’éponge. Un sacré bout de temps en fait mais elle y parviendrait. Le loup était le parrain d’Ozalee et malgré toute la merde nous tombant dessus, malgré la distension dangereuse de notre lien je ne le regrettais nullement. Pour le meilleur et le pire, Alessandro faisait partie de la famille, ma famille et Azalea l’avait accepté. Ma reine allait devoir faire avec.

Seulement, ce n’était pas uniquement la perspective brutale et douloureuse de ne pas pouvoir passer du temps avec ma famille au cours des semaines à venir qui me minait de l’intérieur. J’avais durement conscience d’avoir profondément merdé dans ma gestion de l’organisation. Envoyer balader le second de la Cosa Nostra simplement parce que mon humeur post séparation familiale était exécrable avait été une faute professionnelle particulièrement indigne de la confiance qu’avait placé Alessandro en moi. Je m’en étais férocement voulu à posteriori mais n’avais néanmoins pas rappelé pour m’excuser de mon attitude. Ces mafieux commençaient doucement à m’irriter. Sans eux nous ne serions pas face à une situation aussi explosive. Le fait qu’ils se permettent de continuer d’utiliser Alessandro alors même qu’ils lui avaient cachés son ascendance pendant si longtemps les rendaient détestables à mes yeux. Le problème Los Angeles n’aurait pas été si grave si une crise sans précédent n’avait pas sapé les fondations mêmes de ce que le fils de Stephano Corleone et moi même étions en train de bâtir ici dans l’ombre de Beacon Hills. Je ne m’étais clairement pas attendu à l’insubordination dont avait fait preuve Ryan. En tant que second je trouvais naturel de prendre le relais lorsque le garou n’était pas là, ou en cas de coup de force majeur. Sachant que ma décision radicale face au risque d’une pleine lune sans ancre rentrait à mes yeux parfaitement dans la case des coups de force majeurs, imprévisibles et hautement délicats à gérer. Bien sur je n’avais pas annoncé aux humains de l’organisation les raisons réelles de l’absence du boss quand bien même la Stiddia connaissait l’existence du surnaturel depuis l’épisode avec les chimères.

Je trouvais l’attitude du chef de la Squaddra d’autant plus blessante qu’elle m’apparaissait proprement injustifiée. S’imaginait-il que je comptais évincer Alessandro et coller mes natiches sur le sommet ? J’avais initialement très mal réagi au lieu de me montrer diplomate. Je ne suis pas une machine malgré les apparences. Les émotions en moi peuvent devenir violentes lorsque je perds mes repères. Je reste humain. Mes repères les plus stables et puissants se trouvant être ma femme et ma fille la goutte d’eau avait fait débordée le vase. J’avais néanmoins pris le temps d’évaluer la meilleure attitude à adopter en compagnie de Milou et No. Si mon ancien mentor avait été la voie de la sagesse et m’avait conseillé d’écarter Ryan de la tète de son équipe pour y placer quelqu’un d’autre. Le chien noir m’avait conseillé de punir toute l’équipe pour l’insolence de son chef. J’avais suivi l’avis de mon ami d’enfance, le sang bouillonnant de l’affront. En cet instant précis, les fesses collées au cuir blanc des sièges arrières, je me rends compte que mon erreur de jugement aurait pu coûté très cher à l’organizzazione. Si Barns n’était pas dans une situation critique il aurait pu nous faire très mal à cause de cette division latente. Idem pour les camorristes de San Fransisco. Oui, j’avais sacrément foiré ma première en tant que chef lorsque le chef ne pouvait être présent.

Ce constat amer et lucide me poussait à m’interroger sur bien des choses. Étais-je réellement fait pour le rang que m’avait offert le sicilien ? N’étais-je pas simplement fait pour rester un mercenaire d’une efficacité terrifiante ? Un exécuteur plutôt qu’un dirigeant ? Comment pourrais-je faire un bon chef de clan de gardien si je ne parvenais même pas à gérer une organisation mafieuse montante ? Je n’avais jamais voulu cela. Le pouvoir. Jamais. J’avais les qualités d’un bon bras droit. Mais, être la tète était une toute autre histoire. Ce rang de second offert par celui que j’espérais pouvoir encore considérer comme un ami n’avait été que la conséquence naturelle d’une histoire commune. De la même manière que mon mariage avec ma lionne m’avait propulsé à un rang dans la hiérarchie de mon espèce, un rang auquel je n’avais jamais aspiré. J’espérais au moins ne pas me foirer dans mon job de père parce que cela serait le pompon. La vérité était que tout était allé vite, trop vite. Je crois bien que je m’étais surestimé. Mes capacités d’adaptation ne sont pas si impressionnantes que cela finalement. Nous arrivons finalement devant le HCC et je sors de la voiture prestement avant d’inspirer une grande goulée d’air frais. Je devrais avoir l’air serein et sur de moi alors je me compose un masque d’impassibilité indestructible pourtant intérieurement je doute. La Stiddia m’entoure mécaniquement et je m’avance en direction de l’entrée devant laquelle se trouve deux gardes en faction.

Je les salue d’un signe de tète avant de pénétrer sur les lieux d’un pas affirmé et nonchalant. Les apparences ont parfois plus d’importance que la vérité dans ce milieu m’avait un jour confié le propriétaire du HCC. Je sens le regard de la Squaddra sur moi. Ryan est inquisiteur et défiant, les autres semblent déçus. Déçus de la manière dont je les avais écartés sans ménagement pour les confiner à des taches indignes de subalternes. Je suis désolé messieurs. Je suis désolé mais je ne peux pas me permettre de le reconnaître parce que cela me mettrait en position de faiblesse. Tout ce que je pourrais faire est de tenter de rattraper le coup du mieux possible. Je vais serrer la main de Largo et de ses hommes présents à cette réunion exceptionnelle avant de faire de même envers la Squaddra. La poignée de main que j’échange avec Ryan est virile et empreinte d’agressivité. J’échange quelques mots avec les hommes de Ryan comme une passerelle vers un retour à la normale. La Stiddia ne fait pas de même sauf Nolan et je me rends douloureusement compte des répercussions de mes choix. Milan étant mon lieutenant il n’y avait rien d’étonnant à ce qu’il extériorise son animosité à l’encontre de ses camarades et que celle-ci déteigne sur l’autre branche de l’organisation. Ce n’est pas professionnel mais mon ami d’enfance a toujours été quelqu’un d’entier. Je me pose sur un fauteuil à peu près potable et remercie l’homme de Largo m’apportant une bière. Je me plonge dans mes pensées laissant tout ce petit monde se lancer dans des débats animés. Pour ma part, je nage dans les regrets et le doute. Sans mio lupo je suis dépassé et débordé par toutes ces choses à gérer. Je suis celui qui le soutient et désormais je sais entièrement pourquoi.

(…)

Les discussions tournent autour de nos survivants et de nos convalescents. La préoccupation de toute l’organisation est sincère et cela me rassure. Je vois ces hommes et ce surnaturel ainsi que cette unique représentante de la gente féminine autour et face à moi comme une grande famille. Les familles pouvaient connaitre des crises plus ou moins graves mais à la fin de la journée, elle restait des familles. Je suis soulagé d’apprendre que Lenno était tiré d’affaire et se remettait lentement mais surement. Que Darren pourrait sortir dans une ou deux semaines selon l’avis des médecins. Quant à Finn, il s’était bien remis de la fusillade. Les inimités passagères ou plus tenaces ne doivent pas nous faire oublier ce que nous sommes et que nous veillons les uns sur les autres afin que la chaine soit rendue indestructible par les liens entre les maillons. Alessandro fait finalement son entrée triomphante sur ses terres mais celle-ci est empreinte d’une sobriété que je ne lui connaissais pas. Aucun sourire sur ses lèvres latines, seulement une expression concentrée et déterminée ainsi qu’une lueur de surprise dans ses yeux. Et, oui mon cher ami voilà dans quel état je te rends notre business à ma plus grande honte. En cet instant précis au cours duquel il s’avance fièrement et dignement malgré les stigmates bien visible de son alitement ayant suivi notre tète à tète tragique dans l’intimité étouffante du bureau de Largo je sens une vague de ressentiment égoïste me ravager. Déferler de l’intérieur et s’insinuer dans mon être. Je lui en veux pour ce qu’il m’a contraint à faire en cédant face à son loup sanguinaire et sauvage. Je lui en veux d’avoir perdu le contrôle lui qui érigeait cela en un principe de vie. Je lui en veux de m’avoir laissé seul gérer tout cela alors que je n’en avais visiblement pas l’envergure ni les épaules.

Je lui en veux de m’avoir taillé en pièce parce que cela avait rendu Za folle de rage au point qu’elle m’abandonne en emportant Oz. Je ne lui en veux pas d’avoir tenté de me tuer. Cela fait de l’exercice ce qui est toujours une bonne chose. Mon sarcasme intérieur ne parvient pas à me dérider alors que je me lève pour le saluer. Mes mots sont grandiloquents et le ton mordant. Pourtant, je suis sincère quelque part. Le revoir ici à peu près bien portant me soulage grandement et me fait plus que plaisir. J’espérais simplement que nos divergences ne viendraient pas achever notre amitié vivotant dans un état végétatif. Mon amour fraternel pour le loup est toujours une réalité malgré les épreuves que nous traversons et j’espérais sincèrement que de son coté ce dernier ressentait toujours la même chose à notre sujet. Mais plus que tout le reste, je lui en veux pour le peu de confiance qu’il a placé en nos hommes quand bien même il avait eu raison de le faire. J’ai conscience de camper sur mes positions mais cette position avait permis de ne pas envoyer Finn ad vidam eternam. Je me rassois et le regarde offrir des poignées de mains viriles à tout le monde de Ryan à Largo sans oublier la Stiddia et Milan. Il s’enquiert des nouvelles de nos blessés et ait mis au parfum tant par Nolan que Milan. Pourtant, je reste amer et relativement froid. Non, je n’en démords pas parce que cela n’est pas dans mon caractère de le faire. Le regard du loup croise celui du félin et nous nous affrontons quelques secondes du regard avant que je ne détourne le mien. Rentrons dans le vif du sujet Aless.

Je ne suis pas d’humeur à tergiverser. Condamne-moi pour ma gestion plus que catastrophique de l’entreprise. Qu’on en finisse. Je suis prêt à l’entendre, je l’ai plus que mérité. Le sicilien empoigne une chaise avant de s’y installer à califourchon. Surpris par son entrée en matière traitant directement du sujet plus important que nos querelles internes puériles, je sens mon expression se détendre. Je me contente d’un simple hochement de tète à ses propos. Il a raison. Les napolitains n’ont aucune éthique à l’instar de mes anciens employeurs de l’est glacial. Cela me répugne littéralement de me trouver face à ce genre de chose. J’en étais artificiellement éloigné lorsque j’étais mercenaire mais désormais j’avais les pieds dedans. Je comprenais pourquoi mon gardien avait tenté de me faire abattre mio amico la semaine passée. Toutes ces horreurs apparaissaient de manière évidente comme incompatibles avec mon rang de protecteur. Cela fait plus d’un mois que je n’ai plus patrouillé, continué de traquer les doctors ou essayer de pister la bête. Mais pour ma défense, il fallait dire que j’avais été pris d’un espoir sans nom lorsque j’avais imaginé pouvoir compter sur l’aide d’une chimère du nom d’Hayden. Cet espoir avait été noyé dans la désillusion lorsque la lycéenne avait décidé de faire machine arrière pour une raison qui m’échappait toujours. Ne pouvant la forcer à quoi que ce soit, j’avais perdu mon unique chance d’avancer dans la bonne direction et m’étais rabattu sur le business avec une ardeur renouvelée comme si j’avais décidé d’assumer mon impuissance en considérant que les autres protecteurs de la ville s’en sortirait bien mieux sans moi. Seulement le gardien qui m’habitait n’avait qu’un but, qu’une fonction et l’empêcher de l’accomplir revenait à se tirer une balle dans le pied.

Quoi qu’il en soit les habitudes des napolitains me répugne au point que je me demande si j’ai bien ma place dans ce monde ci mais je sais qu’Alessandro ne serait pas capable de faire ce genre de choses. Le mafieux avait des limites explicites. Peu certes mais il ne tergiversait pas avec celles-ci. Et si c’était cela la lumière que je voyais en lui. Infime mais bien présente. Mauvais mais pas le pire. Je suis inquiet pour la famille de Finn parce que s’il s’agissait de la mienne je perdrais la raison. L’irlandais est un type qui partage avec moi un amour immodéré de sa famille. La perdre le laisserait sur le carreau. Lorsqu’Alessandro reprend en utilisant une métaphore que j’interprète rapidement comme une marque de soutien et de confiance renouvelée. Mon visage reste impassible mais je suis réellement touché qu’il prenne la peine de rappeler mon rang suite aux déboires de la semaine passée. Je le suis d’autant plus qu’il aurait pu m’enfoncer sans que je ne puisse me défendre au vu de ma culpabilité dans l’état déplorable de notre association. Ryan exprime sa surprise et son mécontentement. Milan remercie silencieusement Alessandro. La Stiddia observe et réprime un soupir collectif de soulagement. Elle m’avait suivi parce que j’étais le second de l’organisation et que mon rôle était de prendre le relais du boss lorsque je le devais quand bien même sa loyauté reposait également sur d’autres bases plus intimes. Le jugement d’Alessandro confortait leur choix de respecter la logique de la chaîne de commandement. Je sais qu’ils auraient tous été très déçu de se faire alpaguer pour avoir respecté les ordres.

Du coté de la Squaddra les réactions sont diverses et partagées. Andrew partage l’état d’esprit de son cousin. Tyrone et Aiden semblent partagés entre l’acceptation du discours du boss et leur ressenti face aux événements. Sam et Nolan ne semblent pas avoir d’objection de manière assez logique pour le second. Lorsque le sicilien nomme Nolan chef provisoire de la première équipe je sens le cœur de Ryan s’accélérer et son expression se teinte de dépit. Il est vexé et offensé que sa loyauté à toute épreuve envers Alessandro ne paie pas. Près de moi Nolan reste impassible et ne fanfaronne pas. L’ancien mercenaire était probablement la personne la plus professionnelle de cette pièce après Alessandro. Un soupir s’échappe pourtant de mes lèvres. Je pense qu’enfoncer l’ex militaire d’élite n’est pas nécessaire. Je sens que j’ai échappé à une sacrée dérouillée verbale mais si je soupire c’est parce que le nœud du problème ne se situe pas dans cette scission qui n’aurait jamais eu lieu. La Stiddia est tout autant fière que la Squaddra d’ètre sous les ordres du sicilien devant nous. Le véritable nœud du problème est ailleurs et nous le savons pertinemment tous les deux. Je lève les yeux au plafond à sa remarque suivante. En un mot, utopique. Il y a désormais trop de variables à gérer. Trop d’incertitudes. Trop d’intervenants extérieurs s’invitant sans ménagement dans la partie. Trop d’ingérences de L-A. Nous n’avons plus les cartes en mains du moins pas les meilleures. Je ne vois pas comment nous pourrions nous en sortir miraculeusement d’une pirouette.

Je rumine suite à ses paroles au sujet de la confiance, de la susceptibilité et de la méfiance sans un mot. Je rumine parce que je sais qu’il a parfaitement raison. S’il ne l’avait pas fait. Finn nous aurait donné, sa famille serait peut être déjà morte s’il ne l’avait pas fait, nous ne saurions pas à quel point la situation était critique. Il avait raison mais je n’avais pas entièrement tort. Comment ménager deux egos titanesques avec cela ? Nos visions s’opposent mais se complètent. Pourtant, nous nous affrontions encore à ce sujet au lieu de constater le bien fondé de notre association dans de telles circonstances. Aless se lève et une grimace de douleur se peint sur son visage. Le tigre dans mes veines jubile, rancunier comme sa lionne tandis que pour ma part je me sens désolé d’y ètre allé aussi fort. Mes sourcils se lèvent lorsque je le vois passer derrière le bar et sortir une bouteille de tord boyau des étagères. Hors de question que j’avale ne serait-ce qu’une goutte de cette pisse de vache ? Cela serait un coup à devenir aveugle. Le loup lance un ultimatum à l’assemblée avant de plonger son regard dans le mien. Je lis dans le sien une question silencieuse évidente. Quitter un monde contraire à une partie de ce que je suis pour endosser le beau costume auprès de mon épouse et de mon espèce ou continuer de viser le sommet avec un loup pour partenaire et de la sorte expurger la noirceur latente de mon âme ? Les deux sont tentantes et je me vois bien dans ces deux avenirs seulement je me rends compte que j’ai autant besoin de l’un que de l’autre car ces deux parties ne font qu’une dans ma personne. J’ai autant de lumière que de ténèbres dans mon cœur et vivre sans un des deux pourrait être très mauvais pour moi. Le Don s’exclame de dégoût mais je ne suis pas dupe il veut s’éclipser afin de nous laisser parler librement. Il monte dans son bureau chercher de la grappa.

Je me lève dans la foulée bien décidé à réparer mes erreurs et à assumer mes responsabilités peu importe le coup porté à ma fierté. Mon regard se pose sur chaque membre de l’organisation devant moi. Je prends le temps de réfléchir aux mots que je vais prononcer. Avant de rencontrer Alessandro, je n’étais qu’un simple mercenaire. Un mercenaire roulant pour la Bratva de Los Angeles. Je venais exécuter mes contrats puis repartais après avoir empoché ma prime. Nolan peut en témoigner c’est lui qui m’a formé à cette branche. Nous avons vécu quelques missions mémorables ensemble. Mais là n’est pas la question. Ce que je veux dire c’est que je ne connaissais du milieu que ce que mes yeux percevaient. Je ne faisais qu’effleurer la surface. Aujourd’hui, je suis le second de cette organisation mais je sais que j’ai encore beaucoup à apprendre. Je marque une pause pour jauger les réactions de nos hommes. Milan et Nolan ont un sourire sur les lèvres. Je sais que les sens d’Aless lui permettent de m’entendre me livrer. Je suis conscient d’avoir réagi de mauvaise manière cette semaine. Je suis conscient que vous écartez des opérations a été une erreur. Une erreur qui aurait pu nous coûter cher. Et je suis également conscient du fait que certains d’entre vous ont pu interpréter ma prise temporaire de commandement pour une tentative de coup d’Etat. Je confesse tout cela parce que tout le monde peut faire des erreurs, merder. L’important est de ne pas rester sur ses échecs et d’accepter pour avancer dans la bonne direction. Je vous ai retiré ma confiance de manière arbitraire et je n’aurais pas dû. Je m’en excuse humblement. J’espère que vous pourrez garder confiance en moi malgré tout. Par contre, il y a un point sur lequel je ne tergiverserais pas. Ma loyauté envers Alessandro est complète et entière et la première personne qui mettra de nouveau ce fait en doute recevra bien pire qu’une mise à pied la prochaine fois. Il n’y a qu’une seule personne à la tète de cette organisation et si vous en doutez c’est que le problème vient de vous et uniquement de vous.

Je fais quelques pas le long du rassemblement avant de revenir à mon point initial. Nous traversons une situation très délicate et comme l’a dit Alessandro nous avons besoin de regarder tous dans la même direction et de ne pas être divisé pour y faire face. Vous savez que je nous considère comme une famille. Vous savez également que j’ai une famille qui représente tout pour moi. Raison pour laquelle mon esprit tout entier est tourné vers la descente à San Fransisco et le sauvetage des proches de l’irlandais. Pour moi, ce merdier concernant nos querelles puériles est réglé. Ryan j’espère que c’est également le cas de ton coté. Milan je veux que cela soit aussi le cas pour toi. Fini, les rivalités pathétiques. La seule chose qui importe désormais est Finn et les siens. Je retourne m’assoir et laisse le débat entre les deux équipes se dérouler. Les hommes de Largo participent à la mise au point tandis que pour ma part je discute avec le manager des lieux. J’ai dit ce que j’avais à dire et fait ce que j’avais à faire. Je ne vois pas ce que je pourrais faire de plus. Alessandro finit par redescendre une bouteille de son alcool favori à la main. J'élève la voix pour dominer les débats. Alors boss quel est le plan pour San Fransisco ?
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MessageSujet: Re: L'organizzazione || Feat Arès mio amico   Mer 6 Déc - 22:49


L'organizzazione
Je me trouve à un tournant décisif de ma vie. Soit j’arrive à le négocier, soit je me prends le mur ou le ravin qui se trouve face à moi. Je réchauffe l’eau de vie dans ma bouche. La laissant exploser de toutes ses saveurs. D’abord âpre et rude, puis chaude et ensoleillée. Le Tigre sait que mon ouïe porte suffisamment pour que je l’entende. La Squadra et la Stiddia sont confrontées au monde surnaturel rien qu’en mettant les pieds au HCC où humains et non-humains s’affrontent. Seulement cette conscience de ma nature, de celle d’Arès ou encore de Milan est comme voilée. Il plane sur Beacon Hills une atmosphère étrange qui permet une concentration anormale d’être surnaturels sans que cela inquiète la population ordinaire. Les gens savent sans savoir. Je n’arrive pas à m’expliquer comment deux loups peuvent se boxer sur le ring, crocs et griffes sortis, sans que cela transpire à l’extérieur. Est-ce un prodige du Nemeton ? Cet arbre qui a été capable de me faire oublier mes sentiments pour Jansen sans que cela me manque ? Quoi qu’il en soit, nos hommes sont soumis à cette chape qui musèle leur objectivité. Cependant, peu à peu, à force d’être à mon contact, et celui d’Arès, ce voile psychique se brise, comme pour Therencio à force de fréquenter son allemand.

Tout en dégustant ma Grappa et tirant sur ma sigaretta, j’écoute mio amico parler. Je m’aperçois que je me suis énormément appuyé sur lui, trop même. J’ai oublié que nous n’avons pas été tout à fait à la même école. Il a travaillé pour la mafia, là où je suis né mafieux. Mon padre de substitution trempait bien dans le système, contraint par une dette familiale. Celle de la famiglia Amaro dont je n’ai en commun que le patronyme. Ce qui est pour moi la routine, le harcèlement téléphonique, les ribambelles de questions merdiques à toutes heures du jour et de la nuit, ça, Arès se l’est pris dans le coin de la figure comme un scud, là où je suis presque en mode automatique. Le Tigre est doué pour gérer une équipe, rallier les hommes et fixer un objectif. Moi je suis capable de tenir deux conversations à la fois, prendre des décisions rapidement et faire figure de chef. Notre différence est la source de notre différent présent. Nous avons une vision différente de l'organizzazione, car nous sommes différents. Deux forces de la nature complexes et finalement complémentaire.

Au fur et à mesure que mio amico parle, je comprends qu’aucun de nous deux a tort. Et que finalement notre raisonnement, si différent soit-il, est juste pour le rôle que lui et moi avons ici. Meneur d’homme, et chef de groupe, il a besoin d’avoir cette confiance un peu aveugle qui m’effraye tant. Celle qui fait sortir un soldat de sa tranchée, car il est intimement persuadé que ses compagnons de guerre se lèveront en même temps que lui pour partir à l’assaut. Arès ne peut pas se permettre de douter. Ça c’est mon lavoro. Un peu comme un général qui reste légèrement en arrière afin de garder une vision d’ensemble et de prévenir les éventuelles faiblesses. Seulement rester en arrière, ce n’est pas vraiment dans mon tempérament. Je me rends compte que je mélange un peu les genres. Jusqu’à présent, j’avançais dans l’idée de devenir un jour comme Sonny, un des lieutenants fétiche du Don, mais… il semble que la catapulte de ma vie essaye de m’envoyer un cran au-dessus.

Le tournant se situe là. Je continue pour devenir un lieutenant, ou… ou j’assume ce que je peux potentiellement devenir, non en prenant le siège d’un autre, mais en créant le mien. Je suis et resterai le bâtard de Stefano Corleone. Ce n’est pas suffisant pour m’imposer. Arès s’est tût, il laisse nos hommes s’exprimer à leur tour.

Lorsque je sors du bureau de Largo, j’ai décidé de mon objectif. Le virage est serré et risqué, toutefois je ne suis pas fait pour une vie tranquille. Mio amico me voit et hausse la voix pour m’interpeller.

- Alors Boss quel est le plan pour San Francisco ?


J’enlève ma sigaretta de mes lèvres et lui souris de manière sauvage.

- On va leur faire comprendre qu’il ne faut pas venir ennuyer Don Alessandro Amaro !

J’appuie sur mon nom de naissance, pour qu’Arès comprenne que je ne compte pas sur ma prestigieuse ascendance pour m’élever dans le milieu. Que je refuse d’être le chien fidèle et que je compte bien faire ma place avec mon nom. J’avais sentis l’agacement du Tigre pour l’emprise de la Famiglia sur ma vie, et son contact m’a ouvert les yeux sur l’univers que je pensais connaitre mieux que personne. Seulement à force d’avoir le nez dans le guidon, on ne voit plus la route, ni les bifurcations possibles.

- Il faut voir avec Finn ce qui est préférable pour sa famille, Beacon Hills ou L.A. ? Puis la Cosa Nostra m’a confié une mission que je vais exécuter car ils sont et restent mes alliés.

Je ne dis rien sur les cibles à abattre, ni la raison de ce contrat. La mort de Frederico est encore confidentielle. Les hommes de Sonny se chargent de l’enquête pour connaitre le nom du tueur et celui du donneur d’ordre. Aux dernières nouvelles, l’idée de s’en prendre à mio fratello viendrait du frère cadet du parrain de San Francisco. Œil pour œil, fils pour fils. J’attrape le dossier d’une chaise et m’y installe toujours à califourchon, les avant-bras posés sur le dossier.

- Afin que Barns n’en profite pas, la Stiddia restera à Beacon Hills. Même à effectif réduit, vous devrez pouvoir palier aux problèmes qu’il pourrait provoquer. Appuyez-vous sur les hommes de Largo pour les tâches de routine, comme la surveillance du Pink. Milan, tu prends la tête de l'organizzazione en notre absence. Sonny sera au courant, il ne devrait pas monopoliser ta ligne téléphonique. Arès tu viens avec nous, j’ai besoin d’un tigre dans le moteur.

Je regarde mon second. C’est plus une requête qu’un ordre. Avec les hommes de Sonny déjà sur place, j’ai un bon effectif à ma disposition, seulement je crois que nous avons besoin de nous retrouver et quoi de mieux que l’élément où lui comme moi, sommes à l’aise : l’attaque, les arme qui chantent et l’odeur de la poudre.

- Finn devra décider pour sa sorella. Car elle ne doit pas changer d’habitude pour ne pas éveiller les soupçons de ceux qui la surveillent. Je doute qu’elle reste sereine lorsqu’elle va apprendre qu’elle doit quitter San Francisco du jour au lendemain car ses enfants sont en danger.  On l’aidera à retrouver du travail et on se débrouille pour un logement temporaire avant de trouver mieux. Largo tu peux voir ça avec Finn ?

Le gérant du HCC connait bien Beacon Hills. Et avec les relations qu’il a grâce aux paris, il devrait pourvoir assurer à la famiglia de Finn une chute pas trop brutale dans une ville moins cosmopolite que San Francisco.

- Pour San Francisco, il va falloir s’organiser. On commence par mettre la famiglia de Finn à l’abri. Ce qui signifie qu’un gars de l’équipe les ramènera sur Beacon Hills pendant que le reste de l’équipe demeure sur place pour la suite.

Ce job n’est pas anodin, car il faut être capable de vérifier de ne pas être suivi et protéger la famiglia de Finn au besoin. J’envisage de coller Ryan à cette tâche, seulement il ne doit pas le prendre comme une mise à l’écart. J’en parlerai à Arès, le moment venu de répartir les hommes.

- Une fois cela fait, on s’attaque à l’autre mission. Je vais être franc, c’est une vendetta. J’attends la confirmation des types à abattre. Pendant que nous y seront, si on croise ceux qui ont canardé la stiddia, on le leur fera regretter.

Le tigre lève un sourcil. Cela commence à faire beaucoup pour une mission. Il sait que derrière la vendetta commandée par Don Corleone, il y a la Camorra. Une organizzazione qu’il ne vaut mieux pas se mettre à dos. Mais roulant déjà pour la Cosa Nostra, je suis de facto leur ennemi. L’équation change peut, simplement je me fais le bras armé de L.A. Les retombées, s’il devait y en avoir, devraient viser Los Angeles et non Beacon Hills. Tant que ma réelle ascendance reste secrète, évidemment. La bande qui a plombé la Stiddia c’est du bonus. Bonus que je m’offre maintenant ou plus tard en accord avec ce que je viens de décider. Ce tournant à prendre pendant qu’il en est encore temps.

Sì, je vais venger mio fratello. Même si je ne le connaissais pas personnellement  et que j’en avais une très mauvaise opinion. Je trouve cette tâche juste et dans les us et coutumes de mon monde. Par contre, plus question que LA me siffle comme un chien. Je compte bien prendre de l’envergure par mes propres moyens et non en étant un fils à papa. Ainsi, le jour où je réclamerai la succession qui me revient, je le ferais en tant que Don Alessandro Amaro et non en tant que lieutenant, ou bâtard du parrain actuel. Dégommer ceux qui ont attaqué mes hommes est à mes yeux la juste réaction d’un Boss, d’un Don.

Je donne congé à nos hommes, leur demandant de prévoir l’expédition pour San Francisco d’un point de vue logistique. C’est-à-dire voitures, armes, munitions, et pieds à terre. Il y a de fortes chances que cela nous prenne une bonne semaine. Les gars nous saluent. Je retiens la main de Ryan quand il me la tend.

- Ryan, je fais confiance au flaire d’Arès quant à son recrutement. Je refuse de penser qu’il s’est planté. Nolan te rendra ton poste après la mission à San Francisco. Je ne pouvais pas laisser passer l’insubordination de l’un de mes lieutenants.

J’appuie sur le dernier mot. Mon organizzazione débute, et il est évident que les gars de la première heure seront plus tard mon staff rapproché, avec l’importance qui va avec. Ryan comprend l’allusion. C’est un ancien militaire, il est rodé aux systèmes hiérarchiques. Si l’armée l’a déçu, il sait que l’univers du crime a des règles aussi strictes, mais des punitions plutôt expéditives. Il me rend la pression de ma poignée de main. Il devrait rentrer dans le rang. Professionnel, Arès lui a signifié plus tôt que leur différent était du passé. Je ne suis pas dupe. Je sais qu’il conserve un ressenti négatif, lui qui justement fonctionne à la confiance. Une chance pour Ryan qu’Arès gère ses ressentiments en grognant, personnellement j’ai plus tendance à envoyer une rafale de balles. Finn n’est pas mort, comme quoi il est possible d’infléchir ses réflexes conditionnés par un milieu implacable.

Nous sommes enfin seuls. J’ai torpillé la moitié de ma bouteille. Loup garou ou pas, j’ai la bouche cramée par l’alcool. Bien incapable de savourer les saveurs siciliennes qui me sont chères. Je pose la bouteille sur le sol de béton entre nous deux.

- J’ai le siège de Don Sefano Corleone à ma portée. Il me suffit d’être patient.

Mio amico ne dit rien, mais son visage exprime à lui seul que cela lui fait une belle jambe. Ce n’est pas son monde, ni son affaire.

- Seulement, je me rends compte que c’est royalement chiant et inintéressant au possible. A quinze mille lieux de mon tempérament. Donc, je vais faire le boulot demandé car Frederico était mio fratello. Mais…

Renonçant à biberonner un alcool dont je ne sentirai pas les nuances subtiles, je m’allume une sigaretta.

- Mais, je vais prendre un peu d’indépendance. Rester un allié de la Cosa Nostra, mais plus être à leur botte.

Le regard de mio amico vaut son pesant d’or.

- Oui, après les napolitano, on va se farcir des siciliano pas contents. Et je t’assure que tu n’as pas encore connu un Sonny vraiment en rogne ! J’ai dit à Ryan que je faisais confiance à ton flaire pour le recrutement. Lorsque nous revenons de San Francisco, nous passons à la vitesse supérieure. Plus d’hommes, plus de contrebande. Wilder m’a déniché un local parfait pour le tripot. Je monte mon Organizzazione Arès, avec un O majuscule et non plus une occupation en attendant le bon vouloir de L.A.

Ça c’est pour les projets. Reste le côté personnel.

- J’ai pensé à tort que tu pouvais me remplacer. Mais nous ne sommes pas pareils. Tu ne peux pas appréhender ce boulot comme je le fais. Ce n’est nullement un reproche, seulement le constat de nos différences qui peuvent être un atout, comme source de déchirures. Je… je suis navré que Za soit partie. J’imagine que ma survie en dépendait. Il y a aussi ton job de gardien dont on ne tient plus compte depuis longtemps.


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Arès Kye Coleman

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MessageSujet: Re: L'organizzazione || Feat Arès mio amico   Jeu 14 Déc - 14:26

L'organizzazioneMon regard croise brièvement celui d’Alessandro alors que ce dernier vient tout juste de redescendre du bureau de Largo. Le loup s’avance calmement et fièrement d’une démarche presque altière tant l’arrogance naturelle de ce dernier transpire dans cette assurance mobile. Une ébauche de sourire tend immédiatement à se former au coin de mes lèvres. Le voilà mon fratello di crimine, mon ami représentant paradoxalement mon reflet négatif le plus éclatant, mon associé visionnaire à l’expérience inestimable, mon capo le seul et unique non membre de la hiérarchie militaire mon espèce pouvant se targuer de posséder une ascendance sur moi. Dans ce simple geste, cette simple rencontre de quatre prunelles marron clair tirant sur le vert pour le sicilien et relativement foncés d’une nuance frisant le corbeau pour moi se joue tellement de choses. Discussion expéditive et silencieuse entre deux êtres à la relation précieuse et atypique se connaissant désormais suffisamment bien de manière réciproque pour pouvoir se passer de mots en de nombreuses circonstances. Je n’ai pas besoin de m’étendre à observer l’expression empreinte de détermination farouche de son visage latin pour comprendre que ce dernier a un plan bien défini en tète aussi audacieux qu’à l’accoutumée mais surtout surtout qu’il a pris ses responsabilités dans cette dualité détestable nous faisant apparaître comme une succursale servile de la Cosa Nostra.

Mon ressentiment s’estompe derrière une vague féroce de curiosité et d’impatience à peine contenue me voyant me redresser en avant sur le siège confortable m’étant dévolue. Des tètes allaient nécessairement tomber dans un avenir proche, du sang allait couler en abondance, des mafieux paieraient pour leurs actions et la loi du talion s’écraserait implacablement sur des coupables ne s’y attendant certainement pas. Le genre de routine que j’adorais n’en déplaise au gardien du surnaturel dans mon enveloppe. Le tigre que je suis jubile presque par anticipation à l’idée des opérations à venir. Un animal est un animal. La portée de ses perceptions a ses limites. En vouloir profondément à Alessandro n’ôte rien au fait que le félin apprécie particulièrement ses élans de violence souterraine. Rien d’étonnant à ce que nous nous entendions si bien en temps normal avec deux doubles primaux aussi porté sur l’action et la brutalité. Alessandro ôte sa cigarette de ses lèvres d’un geste expert puis m’adresse un sourire d’une férocité pure assez proche du carnassier que doit arborer le prédateur dans ses veines devant la perspective d’un bain de sang. Un large sourire jumeau du sien vient se ficher sur mes lèvres. J’aime ce ton, j’aime cette insistance à revendiquer son patronyme de naissance plutôt que de lui préférer celui d’un héritage alléchant, j’aime cette attitude et cette hargne pleine de morgue et de prestance.

Là, je retrouve réellement mon boss et amico et non pas un héritier d’un père menteur ne voyant en lui qu’une arme à utiliser au moment opportun. Je pourrais me lever là tout de suite pour lui claquer une accolade virile et fraternelle. Voilà le Don que je respecte et admire. Celui pour qui je pourrais encaisser une rafale ou ravager une villa entière remplie de porte flingues sur les nerfs. Je croyais l’avoir perdu au cours des dernières semaines mais je me trompais et si notre opposition idéologique reste une réalité, je suis parfaitement confiant en notre capacité à accorder nos violons afin d’atteindre le rendement le plus efficient de notre organizzazione. Nous aurons encore des différends, nous aurons encore des prises de tète, des disputes. Nous vivrons encore des oppositions plus ou moins franches mais aucune de celles-ci ne sauraient menacer ce lien qui nous unit. Parce que les disputes étaient naturelles et nécessaires entre les deux caractères forts que nous étions, entre les deux volontés puissantes, entre les deux créatures surnaturelles, les deux gamins de la rue ayant grandi à la même école. Elles seraient le signe que nous nous apprécions suffisamment pour ne jamais revêtir de masques en présence l’un de l’autre. Cette franchise représentant le ciment de toute relation saine était la preuve que nous nous respections mutuellement. Je me contente d’un hochement de tête prononcé sans me départir de mon sourire féroce. Autour de nous nos hommes attendent la suite des informations avec impatience.

Le ton employé par le sicilien vient de balayer toutes les broutilles tournant autour des remugles liés à l’opposition malheureuse de la semaine passée entre les deux branches armées de l’organisation. Ce ton ne souffre aucune contradiction. Le loup reprend la parole et je me contente d’écouter à l’instar de toute l’assemblée présente en ces lieux. En effet, il va falloir organiser l’extraction de la famille de l’irlandais rapidement afin de pouvoir régler cette question de manière expéditive. Ce qui est nécessaire pour éviter un drame. Nous marchons sur un fil de ce coté là et il va falloir la jouer fine. Je peux déjà imaginer le ressentiment de la sœur de Finn d’ètre obligé de déménager avec sa famille pour échapper à une épée de Damoclès dont elle n’avait même pas eu conscience. Je comprends ce ressentiment mais mieux vaut ètre en vie pour maudire le frère ayant permis ce sauvetage que mort pour voir ce dernier perdre la raison. C’est cette partie du job que je déteste le plus. Mettre en danger les gens que l’on aime. Aucune éthique dans ce milieu. Chaque chose tenant à cœur d’un homme peut devenir sa faiblesse mortelle. Bordel ! Pourquoi ne pas limiter cela aux ordures que nous sommes comme des gentlemen ? Parce que de l’argent était en jeu bien évidemment.  Alliés. J’apprécie cette nuance. Il était évident que la Cosa Nostra continuerait d’occuper une part importante de la vie d’Aless malgré son choix mais cette distinction me suffit amplement. Alliés pas maîtres, pas supérieurs hiérarchiques, pas maison mère. Alliés tout simplement parce que nos intérêts convergent et non pas parce que notre boss est le fils du leur. Je me dis que quand bien même Alessandro ne ressentait rien pour son demi-frère décédé, la vendetta serait terrible.

Il récupère sa chaise et s’y installe de nouveau à califourchon devant nous. L’annonce suivante du sicilien me surprend quelque peu parce que je ne m’attendais pas à ce qu’il confie les clés de la maison à mon lieutenant et ami d’enfance en notre absence. Je pensais qu’il lui préférait Nolan à la limite. Mais bon vu que No est provisoirement à la tète de la Squaddra ce rôle ne pouvait que revenir à mon ami d’enfance. Je tourne la tète pour croiser son regard et lis la surprise dans ce dernier. Je lui adresse un sourire pouvant signifier rends moi fier mon frère avant de reporter mon attention sur Alessandro lorsqu’il m’évoque et me fait comprendre que je serais de la partie. La question ne se pose même pas. Bien sur que je viens couvrir tes arrières. La sincérité transpirant dans mes mots est une preuve explicite jeté aux yeux de nos soldats que l’opposition entre la tète et son second avait été âpre et certainement empirée par les comportements des uns et des autres mais qu’elle n’était en rien définitive ou dangereuse pour la stabilité de l’organisation. J’ai manqué de professionnalisme cette semaine et je compte bien prouver que je mérite amplement mon rang de bras droit tant aux yeux du sicilien que ceux de nos hommes de main. Mon regard croise de nouveau celui d’Alessandro et je lis dans le sien une promesse de feu et de sang. L’attaque notre domaine de prédilection. Frapper vite et fort puis disparaître. Une tactique que nous apprécions tous deux à égale mesure.

Le patron du HCC enchaîne sur la situation de la sœur de Finn et les risques liées à l’extradition de son foyer natal à celui d’un exil qu’elle n’aura pas choisi et dont elle ne sera pas responsable. Cela pourrait se montrer plus compliqué que prévu si la sœur de notre grande gueule préférée partage son caractère. Mes yeux se posent sur Largo quelques instants. Je pourrais proposer le loft puisque je n’y vis plus depuis l’emménagement au manoir. Il me semble que l’endroit n’a pas trouvé preneur. C’est vaste lumineux, moderne et éclectique. Bon ce n’est peut être pas le meilleur endroit pour une famille au vu de l’absence de délimitation claire entre certaines pièces et certaines autres particularités propre à ce genre de logement mais si la trouvaille temporaire de Largo est décevante je n’hésiterais pas. Le manager des lieux se contente d’un petit hochement de tête en réponse à la demande d’Alessandro. Je me fais la réflexion que Ryan serait parfait pour ramener la famille de Finn sur Beacon Hills au vu de son expérience mais que l’ex commando pourrait très mal le prendre après s’ètre déjà fait évincer et ce même à titre provisoire du commandement de son escouade. Bon, Aiden peut être car même s’il sait manier un flingue il est bien meilleur derrière le volant et ce dernier est quelqu’un de méthodique. A moins que nous emmenions Finn avec nous et que ce dernier se chargera lui même de la sécurité des siens. Je sais que pour ma part, je préférerais m’en charger moi même mais le sanguin appréciera peut être plus de participer à la petite sauterie explosive afin de se venger indirectement. Le management…Tout un art bien plus compliqué qu’il n’en a l’air.

Mon sourcil droit se dresse de manière coordonnée au reste de mon expression faciale ayant plongée dans l’étonnement. Sauver la famille de l’irlandais, venger la mort de son demi-frère et assurer des représailles sanguinaires contre les responsables de l’embuscade qui aurait pu plomber toute mon équipe et amputer l’organisation montante d’une de ses branches armées…Cela commence à faire beaucoup même avec de la grosse artillerie clinquante, deux cerveaux affûtés, deux surnaturels toujours avides d’adrénaline. Je préfère que nous sachions rester lucides et conscients de nos propres limites afin de ne pas pécher par excès de confiance. Je vais conseiller la tempérance à mon associé car tout jouer sur un seul coup d’échec est particulièrement risqué. Même si je comprends son envie de marquer les esprits afin de faire comprendre que nous ne sommes pas des cibles faciles mais plutôt le genre de morceau bien trop difficile à avaler. Que les mastiffs napolitains peuvent bien nous considérer comme des chiots, même les chiots peuvent mordre. Alessandro donne congé à tout le monde en confiant les taches de préparation aux membres de la Squaddra mais également de la Stiddia afin de créer une coopération durable entre les deux équipes. La première sera sur le terrain tandis que la deuxième gardera la forteresse mais c’est toute l’organisation qui participera. Je salue tout le monde d’un signe de tète en leur souhaitant une bonne nuit. Mon regard croise ceux de No et Milou et cette fois c’est empreint d’une gravité et d’une certaine inquisition que je les regarde.

En cet instant, je ne suis pas l’ex apprenti et très bon ami du premier ni l’ami d’enfance et meilleur ami du second mais leur supérieur hiérarchique leur faisant comprendre que ces postes clés qu’ils soient temporaires ou non devaient être occupés avec brio. Car témoignage d’une confiance bien réelle du boss à leur égard. Que s’ils foiraient je considérais que j’avais merdé. Le message passe bien et Milan ne peut pas s’empêcher d’esquisser un sourire de trois pieds de long en quittant le hangar. Je lève les yeux au ciel un sourire en coin. J’entends l’échange entre Ryan et Alessandro mais fais comme si cela n’était pas le cas. Je ne parviendrais probablement plus à apprécier l’ex soldat autant qu’avant néanmoins je sais que j’ai bien choisi en le recrutant. Qu’il est un élément incontournable de ce que nous construisons et que sa valeur est exceptionnelle. Raison pour laquelle j’ai mis mon ressentiment de coté tout à l’heure. Enfin seul à seul avec cet ami intime qui avait manqué de m’abattre la semaine passée, qui était indubitablement responsable du départ de ce que j’avais de plus précieux dans la vie, qui aurait pu me mettre à terre devant tout le monde pour me punir de ma gestion calamiteuse de notre association mais ne l’avait pas fait et m’avait renouvelé sa confiance de manière explicite. La tronche du sicilien est amusante au vu de la quantité d’eau de vie qu’il a ingurgité bien trop rapidement pourtant je ne souris pas. Je ne souris plus comme si la tension et les égratignures du passé proche s’étaient immédiatement et sournoisement insinués entre nous. Je ne manifeste aucune réaction lorsqu’il m’annonce que le siège de grand ponte de la mafia sicilienne nord-américaine peut lui tomber tout cuit dans le bec. Avec tout le respect que je te dois et toute l’amitié que je te porte je m’en tamponne entièrement. Je ne compte pas intégrer la Cosa Nostra ni demain ni jamais. Mon expression traduit amplement mon sentiment et je ramasse la bouteille de grappa pour coller le goulot à mes lèvres et en avaler une belle rasade. Brûlant et savoureux. Pile ce qu’il me fallait plutôt que cette bière fade que je tète depuis une heure.

Je l’écoute en silence et l’observe s’allumer une cigarette. Je ne cache pas mon étonnement de le voir choisir Beacon Hills plutôt que L-A. Bien sur je l’avais compris dans son regard un peu plus tôt parce que nous sommes suffisamment proches pour parvenir à lire l’un dans l’autre mais je pouvais tout à fait me tromper. Car après tout, ce fameux siège était tout ce qu’il devait avoir jamais désiré. L’entendre clamer qu’il nous choisissait nous plutôt que son organisation d’origine me fait un effet bien réel et m’apporte une satisfaction telle que celle d’un ami apprenant qu’il venait d’ètre choisi pour devenir témoin à un mariage. Mon regard témoigne parfaitement de ce que je ressens en cet instant. Hell yeah en somme. J’avale une autre rasade d’eau de vie et le sourire féroce de tout à l’heure revient au triple galop prendre possession de mes lippes. Nous n’en sommes qu’aux prémices de l’empire Amaro et ce soir le Don m’expose sa vision ambitieuse de l’avenir souterrain. Plus de Barns, plus de rivaux. Beacon Hills sera à lui, à nous, aux nôtres. Je sens mon cœur se serrer lorsqu’il évoque ma lionne et son départ fulgurant. En même temps, je sens que ses excuses sont sincères. Je porte de nouveau la bouteille à mes lèvres et me brule la gorge avant de répondre. Tu es sûr pour le siège de big boss ? Tu ne crois pas que quelqu’un d’autre va prendre ta place et que ce quelqu’un pourrait refuser de te le donner quand tu te tourneras finalement vers L-A pour réclamer ce qui te revient de droit. Soyons honnête, je suis plus que satisfait de ce choix. Il était temps que tu le fasses car nous ne pouvions pas continuer d’avoir un pied dans chaque organisation. Ne serait-ce que pour notre crédibilité intrinsèque. Apparaitre comme une branche provinciale de la Cosa Nostra n’était pas une bonne chose de mon point de vue. Ce que je veux dire c’est que quand bien même je me sens d’humeur à fêter cela, je ne veux pas que tu puisses avoir des regrets Aless. Les regrets ne sont pas bons. Donc je te le demande. C’est vraiment ce que tu veux ?

Je savoure une autre gorgée de la bouteille sous les yeux de mio amico. Au point ou nous en sommes, je vais la terminer. Mon sourire s’élargit alors que je reprends. L’indépendance un mot que j’ai toujours adoré. Tu t’en doutes bien étant donné que les membres de mon espèce vivent en clan et que je me trouve à des centaines de kilomètres du mien. Tu es fait dans le même bois que moi. Je dépose finalement la bouteille au sol pour laisser un peu de temps à mon palais pour se remettre de cette agression liquide. Et je te remercie pour cette confiance Aless. Je tacherais de continuer de m’en montrer digne sans néanmoins trahir mon caractère ou m’enfoncer dans le masque de quelqu’un que je ne suis pas parce que j’estime que c’est une forme de respect. Ryan est un soldat inestimable et un bon meneur d’homme il est un pilier de tout cela. J’ose espérer que toute cette merde est bel et bien derrière nous. Je trouvais que nous avions rétrogradé de vitesse de manière bien étrange. Tu as choisi de monter un empire plutôt que de diriger une succursale, je ne t’en estime que plus. Ce sera un grand honneur de continuer de te soutenir vers le sommet. Quant aux siciliens, j’ai hâte de voir cela. Les russes mécontents, les napolitains mécontents je connais. Passons à tes compatriotes…Je pense pouvoir affirmer que Sonny ne m’a jamais vu en rogne. Ma main va récupérer la bouteille au vu de la tournure de la discussion. Je vais avoir besoin de m’inonder le gosier puisque nous passons sur le terrain plus personnel de nos existences.

Je ne peux pas te remplacer Aless parce que je ne suis pas toi et ne le serais jamais. Tu es le stratège là ou je suis le tacticien. Le roi là ou je suis le connétable. Tu as été formé pour ce rang, pour jouer ce rôle que tu assures avec brio là ou je ne suis qu’un novice en la matière. Un novice terrifié à l’idée de sa direction future de son propre clan. Dieu soit loué que je ne suis que le consort de Za. Je ne peux pas te remplacer et je ne veux pas te remplacer parce que sans toi tout ce que je fais ici a beaucoup moins de sens. Oui, elle bouillonnait encore plusieurs jours après que je ne l’ai empêché d’aller t’éviscérer en représailles bien plus en la suppliant eu égard à l’amour qu’elle me porte qu’en la maîtrisant physiquement étant donné que je ne fais clairement pas le poids. Elle ne m’a même pas dit au revoir et a emmené Oz avec elle. J’ai mal Aless. Sans elles, je me sens vide à l’intérieur. J’ai besoin d’elles dans mon existence pour équilibrer les choses. Je reporte le goulot sur ma bouche et avale encore et encore le feu liquide jusqu’à vider la bouteille. Elle finira par te pardonner et revenir. Je ne sais simplement pas quand. Cela me mine profondément. Je crois qu’elle n’a pas supporté que je prenne ton parti après ce que tu m’as fait. Je te dois également des excuses. Des excuses pour la manière catastrophique dont j’ai assuré la vacance. Mes erreurs auraient pu nous coûter cher. Je m’en veux foutrement d’avoir foiré de la sorte. Et puis, je suis désolé pour ta rupture avec Jansen bien que je ne sache pas ce qu’il s’est passé. Je sais qu’il était ton ancre et très important pour toi.

La bouteille vide de nouveau sur le sol glacé. Je prends le temps d’inspirer une goulée d’air saturé d’alcool et de fumée. Mon gardien m’a volé le contrôle l’autre jour. Ce n’est pas moi qui t’étranglait presque à mort mais lui. Je crois que comme Za, il ne supporte pas que je me sois éloigné de ma mission surnaturelle et t’en tient pour responsable. Pour ma part, je ne pense pas que cela soit vrai. Je fais mes propres choix et les assume pleinement mais il est vrai que j’ai parfois l’impression de manquer à ma raison d’ètre et de trahir mon rang. J’étais sur une piste il y a environ un mois. Une piste inattendue et inestimable qui aurait pu me permettre d’avancer enfin dans la bonne direction mais la chimère m’a fait faux bond. Je suis revenu à la case départ. Les masqués m’ont vaincu tout simplement. Ils tuent impunément, brisent des vies innocentes, me narguent. Leur monstre a failli nous ôter la vie à Milan, Willem et moi. C’est tout juste si je suis bon à éliminer les chimères dangereuses…Si mon clan était à mes côtés, je suis persuadé que le chaos serait proche de l’annihilation mais la hiérarchie a ses priorités.
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Alessandro Amaro

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MessageSujet: Re: L'organizzazione || Feat Arès mio amico   Ven 15 Déc - 17:52


L'organizzazione
Nos hommes sont partis, nous restons seuls, la bouteille de grappa entre nous. Le Tigre biberonne l’eau de feu. Il est nécessaire de poser à plat les bases de notre amitié. Arès m’avait positivement impressionné la première fois que je l’avais aperçu. Je jouais au poker, en pleine étude de l’underground de Beacon Hills. Il s’était pointé comme un brise-glace cherchant un armateur. Patron – employé, cette base avait rapidement évoluée pour un respect mutuel qui peu à peu s’était muée dans une amitié sincère et entière. Amitié violemment secouée cette dernière semaine. Seulement c’est le propre de toutes relations sérieuses. Il y a un moment où les doutes rappliquent et les grains de sable foisonnent. Comme si une amitié, un amour ne pouvait survivre que grâce aux épreuves qu’il est capable de passer.  L’erreur est de vouloir à tous prix être d’accord avec l’autre. C’est impossible et oblige l’une des parties à faire semblant, début de la fin d’un lien. J’ai ouvert les yeux sur mes erreurs de jugements, et Arès sur ses limites. Nous nous repositionnons sur les rôles qui nous échoient non parce que c’est une volonté de créer un tel découpage, mais que c’est une évidence qu’il soit fait ainsi.

- Tu es sûr pour le siège de big boss ? Tu ne crois pas que quelqu’un d’autre va prendre ta place et que ce quelqu’un pourrait refuser de te le donner quand tu te tourneras finalement vers L-A pour réclamer ce qui te revient de droit.

La question cible exactement le choix que je viens de faire il y a à peine quelques minutes. Mio amico se dit satisfait de ma décision, décidément pas d’accord à jouer le sbire de la Cosa Nostra. Je comprends tout à fait sa répugnance aux méthodes de la Famiglia italienne, trop présentes, trop dans l’ingérence.

- Les regrets ne sont pas bons. Donc je te le demande. C’est vraiment ce que tu veux ?
- Non en effet mio amico, les regrets ne sont pas une bonne chose. Lors de notre dernière visite à L.A., t’imagine sans mal le maelstrom qu’ont été mes pensées quand j’ai appris ma réelle ascendance. Je n’ai pas l’audace de te mentir et de ne pas avouer que cela m’a fait plaisir. La nouvelle était jouissive.  Je m’y suis vu, assis dans son fauteuil avec tous les autres qui viennent me saluer en serrant les natiche.


Je souris en repensant à tous les films que je me suis fait, avec moi dans le rôle principal. Don Alessandro Corleone. Sigaro collé aux lèvres, donnant mes ordres d’un simple geste. Smoking, étole de soie blanche et nœud pap’. J’étais badass dans mon film. Badass, mais…

- Je suis descendu de mon nuage et ce qu’il s’est passé il y a une semaine, moi qui t’attaque avec la ferme intention de t’abattre, la merda dans l’organizzazione qui suit. Tout ça m’a ouvert les yeux Arès. Je préfère commencer depuis la base, monter mon organizzazione à la sueur de mon front, que d’aller m’asseoir confortablement dans le fauteuil d’un autre. J’irai réclamer mon héritage en temps et en heure, non pas grâce au nom de mon géniteur, mais parce que j’aurais fait mes preuves et que je serais devenu incontournable. Cela ne va pas plaire à Sonny. Il va tenter de me faire rentrer dans le rang. Mais il ne m’a pas descendu quand j’ai dépassé mes prérogatives, il m’a banni. De même que lorsque j’ai violé cette punition, il s’est contenté de me repasser le message en m’injectant une dose non mortelle d’aconit. Jamais je ne destituerai Don Stefano. Il le sait. Car c’est ancré en moi. A mes yeux il est le parrain, le patron après dieu. Seulement je me rends compte que ce n’est pas lui mon modèle, mais Sonny.

Je ne suis pas fait pour rester les natiche collées sur un fauteuil de cuir. Ce n’est pas dans mon tempérament et ne le sera certainement jamais. J’écoute mio amico faire son introspection tout en me sifflant ma bouteille. C’est un cadavre vide qui termine sa vie entre nous. Il est temps que je dévie du modèle que l’on m’a appris et que je trace ma voie, que j’innove. Je ne vais pas renier mes origines, mais simplement les arranger à ma sauce. Rencontrer le Tigre est la meilleure chose qui me soit arrivé. Il faut parfois se prendre un mur pour se remettre en question et réviser son jugement. Je suis navré de l’avoir mis dans la situation dans laquelle il se trouve. Za partie, son boulot de gardien mis de côté. Nouveau départ, nouvelles bases, il est important d’être honnête.

- Arès… Quand on aura fini le travail à San Francisco et que l’on se trouve un moment de tranquillité, si tant est que ce soit possible. Au pire on collera No aux commandes un moment s’il le faut.

Le Tigre fronce les sourcils. Du temps libre, Nolan en chef par intérim, il se demande où je veux en venir.

- Ta femme s’est barrée chez elle à cause de moi. Elle est partie parce que tu m’as défendu. Tu payes cette loyauté un prix bien trop cher à mon gout. Tu sais que la famiglia est sacré pour moi.

Arès commence par éluder, affirmant que c’est son choix et qu’il l’assume pleinement, malgré ce que cela lui coute.

- Je veux aussi assumer ma part mio amico. Je ne connais pas les mœurs de ton clan, hormis qu’ils sont rudes et peuvent être violents. Za ne doit pas me pardonner avec le temps, ou pour simplement voir son époux. Za doit m’accepter. Ta reine doit me reconnaitre comme étant digne d’être il tuo amico.

Grimace du Tigre. Il est évident que l’on n’impose rien à sa reine, sinon elle ne serait pas reine.

- Je dois donc lui prouver ma valeur. Y a-t-il des épreuves que vous faites passer aux vôtres? Quelque chose à laquelle j’ai au moins une chance de survivre, je ne suis pas non plus suicidaire. Quelque chose qui lui permettrait de tolérer le cazzo di italiano tel qu’elle me voit. Qu’elle m’accepte non pas par dépit parce que je suis ton ami, mais parce qu’elle me trouve à la hauteur de son respect.

J’imagine que cela ne se fera pas sans douleur, ni peur. Ce que je demande est risqué. Seulement mon audace sera le ciment de notre amitié. Arès fait des efforts pour se plier à mon monde, je me dois de lui rendre la pareille. Voilà le premier virage que je prends du chemin auquel je me destinais. C’est un risque insensé et inconscient, mais pourtant... Je ne suis pas homme à m’asseoir dans un fauteuil moulé avec les natiche d’un autre.


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Arès Kye Coleman

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MessageSujet: Re: L'organizzazione || Feat Arès mio amico   Sam 16 Déc - 22:18

L'OganizzazioneArès & Aless
L’ambiance du HCC est résolument intime et tournée vers l’introspection ce qui pour nous deux habitués à la bruyante plèbe déchainée hantant les lieux tels les loups d’une meute affamée de violence et de spectacle a probablement quelque chose de marquant tant le contraste avec le vide actuel est proprement saisissant. Je me fais la réflexion que notre situation actuelle est une parfaite photographie de la vie de deux membres du monde souterrain. La solitude et le silence pesant d’un lieu oublié de la majorité des hommes sont le lot quotidien des hommes de l’ombre et ce peu importe à quel point nous pouvons ètre entouré. Je me rends compte que j’ai énormément de chance d’avoir Milan et Nolan à mes cotés dans cette affaire bien que l’inquiétude fraternelle soit inhérente à notre mode de vie. Je suis également heureux de ce lien si particulier m’unissant au sicilien en face de moi. A la fois si semblables et si différents, nos caractères forts représentent à la fois un atout sans équivalent et un risque dans le cadre d’une relation horizontale. Mais, je sens que la discussion qui va se jouer cette nuit dans l’intimité sombre de ce vieux hangar abandonné va rétablir l’unité de notre dualité.

Du moins je l’espère sincèrement et profondément car m’opposer à mon associé me coûte eu égard à l’amitié sincère et profonde que je lui porte. Néanmoins, je ne regrette absolument pas de l’avoir fait parce que je l’ai estimé nécessaire. Je ne suis pas du genre à me renier pour plaire aux autres je pense qu’Aless le sait depuis le temps que nous roulons désormais ensemble. Ce qui se déroule en cet instant représente le ciment d’un avenir commun. Raison pour laquelle nous devons nous montrer parfaitement honnêtes l’un envers l’autre et ne pas feindre nos sentiments mutuels. Je l’interroge sur son choix de laisser son héritage de coté le temps de plusieurs années car je ne veux pas qu’il nous choisisse l’organisation et moi par dépit ou par sentiment d’obligation afin de préserver quelque chose. S’il veut quitter la ville et retourner à L-A il faut qu’il le fasse parce que je refuse d’être un obstacle à ses ambitions ou ses aspirations comme tout véritable ami devrait le faire. Par contre, je lui fais explicitement comprendre que devenir l’un des rares membres n’étant pas d’ascendance sicilienne de la Cosa Nostra ne m’intéresse absolument pas.

En effet, j’imagine sans mal que cela a dû te chambouler profondément. C’est le genre de nouvelle qui peut faire très mal. Tu sais que je me suis énormément inquiété pour toi à ce moment-là. Mais, je savais que tu es assez fort pour l’encaisser. Je me disais bien que ton expression faciale au restaurant témoignait de ce genre de pensées. Je te connais. Alessandro Corleone cela sonne bien je l’avoue. Conclus-je un sourire aux lèvres. Le sourire du sicilien en dit long sur cet avenir qui l’a longtemps fantasmé. Lorsque je tente d’imaginer mon ami comme son géniteur, cela ne cadre pas. Il est un homme d’action qui aime plonger les mains dans la saleté, le sang et ressentir la même décharge d’adrénaline que ses hommes. Son père est un bureaucrate qui gère une organisation massive depuis son bureau. Non, ce n’est pas Aless. C’est l’homme qui t’a formé depuis ton enfance. C’est normal que tu voies en lui une figure paternelle et un modèle à suivre. Quant au fait que tu préfères atteindre le sommet par tes propres moyens en montant ton organisation de A à Z cela me conforte dans l’idée que j’ai fait le bon choix en acceptant ton offre. Je ne vais pas te mentir si je te respecte autant c’est bien parce que tu fonctionnes ainsi comme un self made man de l’ombre plutôt que comme un capo parachuté d’une organisation reconnue. Eh bien, il peut toujours tenter de te faire rentrer dans le rang si cela l’amuse. Tu as du sang Corleone dans les veines cela limite les options j’imagine.

Je me livre à mon tour tout en biberonnant allègrement l’eau de vie comme si je souhaitais noyer la douleur et la peine que les mots me causent dans un océan de feu liquide. Plus ou moins efficace mais pathétiquement illusoire car la carcasse vide de cette bouteille n’atténuera en rien la tristesse qui est la mienne. Je me sens mal et me livre sans honte à Aless parce que cette discussion prouvait que j’avais eu raison de faire le choix que j’avais fait vis-à-vis de ma mie rancunière et sanguine. Moi qui marche aux liens et à l’affect, je crois que je me trouve dans la situation que je déteste le plus au monde. Devoir choisir entre deux personnes que j'aime. Ecartelé voilà bien le pire châtiment que l’on peut m’infliger. Je fronce les sourcils en entendant le loup me parler de temps libre. Il déraille ou quoi ? Notre avenir s’annonçait bien plus chargée que toute l’année précédente et il me parle de temps libre. L’eau de vie serait-elle suffisamment forte pour assommer un garou ? Impossible. Qu’est ce que tu veux dire par temps libre Aless ? On a plus que du pain sur la planche. En entendant le loup évoquer sa culpabilité et le prix de ma loyauté mon premier réflexe est de dénier. Qu’est-ce que tu racontes ? J’ai fait ce que j’avais à faire et je ne le regrette pas. Za est aussi froide que la glace en apparence alors qu’elle bouillonne comme l’Etna à l’intérieur. Il va juste falloir du temps pour que la lave se fige et redevienne glace. J’ai toujours assumé les conséquences de mes actes et de mes choix. Cela ne va pas changer aujourd’hui. Son amour pour moi est mesurable au degré de haine qu’elle a contre toi. C’est triste mais celui-ci étant extrêmement élevé…

Une grimace explicite se peint sur mes traits lorsqu’il déclare qu’il ne connait rien de mon espèce et que ma lionne allait devoir apprendre à l’accepter et à le juger digne d’ètre mio amico. Est-ce qu’il plaisante ? L’héritière d’Azgeda n’est pas fille d’Idris et d’Asmodée pour rien. Quelle mouche l’a piquée ? Tu peux assumer ta part en ne tentant pas de m’abattre de nouveau et en laissant le temps au temps. Même ma lionne ne saurait garder grief le temps d’une vie. Bon d’accord, elle en serait parfaitement capable…En entendant les paroles suivantes d’Aless, je m’interroge sur son amour de la vie. Veut-il que la Cosa Nostra décide de m’abattre moi et tous nos hommes en représailles de sa mort ? Toutes nos épreuves même les formatrices sont faites par des gardiens pour des gardiens. Milan qui avait été le seul surnaturel à être accepter dans nos rangs pour y trouver la paix et acquérir la maîtrise de sa nature ne s’était pas risqué à adopter certaines de nos coutumes. J’éclate de rire en pensant qu’il plaisante. Un rire sincère, sonore et teinté d’amusement. L’expression vexée et empreinte de détermination d’Alessandro me fait retrouver mon sérieux.

Lui prouver ta valeur tu dis. Eh bien, je ne sais pas vraiment de quelle manière elle pourrait vouloir te tester. Il y a bien sur plusieurs pistes mais je préfère les éluder sciemment parce que…Bref, j’espère que tu es sûr de toi parce que je ne pourrais rien pour t’aider pendant le dit défi. Ne serait-ce que parce que marié ou non elle reste ma supérieure hiérarchique mais surtout parce que dans notre culture ce serait très mal vu. Si tu acceptes un défi tu dois en assumer les conséquences. Je te laisse l’appeler pour gérer avec elle si tu veux réellement t’amender tu ne seras pas contre te faire déchiqueter téléphoniquement ? Mon sourire amusé est le jumeau de la lueur dans mes yeux. Mais, la vérité c’est que mon estime pour le sicilien vient de grimper encore d’un cran. Les palle nécessaires à une telle décision sont monumentales. Je laisse Alessandro assimiler mes propos avant de lui demander s’il voulait parler d’autre chose histoire que je puisse retrouver mon lit afin de prendre un repos bien mérité. Au moment de notre séparation je m’approche de lui et lui offre une accolade virile. Buona sera Don.
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MessageSujet: Re: L'organizzazione || Feat Arès mio amico   Jeu 21 Déc - 11:03


L'organizzazione
- Lui prouver ta valeur tu dis. Eh bien, je ne sais pas vraiment de quelle manière elle pourrait vouloir te tester. Il y a bien sur plusieurs pistes mais je préfère les éluder sciemment parce que…
- A ce point ?
- Bref, j’espère que tu es sûr de toi parce que je ne pourrais rien pour t’aider pendant le dit défi. Ne serait-ce que parce que marié ou non elle reste ma supérieure hiérarchique mais surtout parce que dans notre culture ce serait très mal vu. Si tu acceptes un défi tu dois en assumer les conséquences.
- A risque ridicule, récompense ridicule. J’ai conscience de la mise en danger amico. Mais… Je ne suis pas Don Sefano Corleone, ni toi Sonny. Ils ont été un modèle pour moi, seulement il est temps que je construise ma propre route. Tu n’es pas seulement un second ou un amico, mais un gardien. Je l’ai oublié et cela a failli nous être fatal. Ton clan a ses règles. Je n’en ferai jamais partie. Seulement être ton ami m’implique dans ta tâche. Za et les autres doivent me considérer sinon comme un des leurs, au moins comme un type digne d’être il tuo amico.


Arès ne refuse pas ma proposition mais me met en garde contre un tel engagement. Je serai obligé d’aller jusqu’au bout de l’épreuve. Je vais morfler c’est certain, seulement j’ai dans l’idée qu’ils me testeront sur ma maîtrise du loup. Je connais suffisamment Za pour savoir qu’elle s’engouffrera avec joie dans mes failles les plus intimes. C’est un moyen comme un autre de me confronter à moi-même.

- Je te laisse l’appeler pour gérer avec elle si tu veux réellement t’amender tu ne seras pas contre te faire déchiqueter téléphoniquement ?
- Mes pauvres oreilles ! Il y a des mots avec lesquels elle réagit positivement ?


Grimace explicite du Tigre. Sa lionne est sauvage, point.

- Mais comment tu as pu de mettre la corde au cou avec une telle furie !?

Je lis dans le regard de mio amico à nouveau ce respect qu’il avait au début à mon égard. Je suis certainement inconscient de la merda dans laquelle je viens de me mettre, seulement ce regard vaut de l’or. Il me demande si j’ai d’autres sujets à évoquer.

- Il est tard, nous sommes tous deux épuisés. Nous avons mille détails à régler pour la descente à San Francisco. Ce n’est pas ce soir que nous allons être efficaces.
- Buona sera Don.
- Buona notte amico mio. Je vais attendre demain pour appeler ta chère et tendre. Si je le fais maintenant, je risque de ne pas oser dormir de la nuit !


Arès éclate de rire. Il apprécie que je ne cherche pas à amoindrir l’aura de son épouse. Elle nous est supérieure, c’est un fait. Je lui ai donné une raison de m’éliminer. Le sujet est suffisamment grave pour que mon amendement soit à la hauteur de ma présomption. S’il y a quelqu’un qui peut m’aider à gérer ce maudit loup, c’est bien elle.

(...)

Arès est parti rejoindre son manoir bien vide depuis que sa femme est partie avec sa fille. De mon côté je m’éternise sous une douche chaude. Je suis à un tournant de ma vie. Je pense avoir trouvé une direction à prendre sur le plan professionnel, mais lorsque je me couche dans mon lit vide de toute présence, je sais qu’il me manque quelque chose. Le Nemeton a laissé un grand vide dans mon cœur. J’ai l’impression d’être devenu insensible. Chose intéressante pour un truand, mais navrante pour ma part humaine.

Spoiler:
 

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